ArcelorMittal : L'absence d'investissement met en danger la pérennité du froid à Liège

17/09/12 à 15:47 - Mise à jour à 15:47

Source: Trends-Tendances

(Belga) L'annonce lundi par la direction d'ArcelorMittal à Liège de ne pas concrétiser un plan d'investissements de 138 millions d'euros menace la pérennité de la phase à froid, estime Didier Van Caillie, professeur en stratégie d'entreprise à HEC-Ecole de gestion de l'Université de Liège.

ArcelorMittal : L'absence d'investissement met en danger la pérennité du froid à Liège

"Dans l'acier, ceux qui seront toujours là dans cinq ou 10 ans sont ceux qui investissent, notamment dans les investissements économiseurs d'énergie et dans les technologies non polluantes", déclare Didier Van Caillie à l'agence Belga. Selon l'expert, ce type d'investissements représente justement "une part substantielle" de l'enveloppe de 138 millions d'euros prévue dans le plan industriel d'ArcelorMittal. A la question de savoir si le géant sidérurgique peut se permettre de cesser ses activités dans le bassin liégeois, M. Van Caillie souligne le nombre important d'outils en Europe qui sont en sous-capacité et mis plus ou moins partiellement sous cocon, à la suite d'une crise économique "de plus en plus longue, de plus en plus dure et qui frappe de plus en plus les éléments sensibles du tissu économique". "C'est aussi une grande faiblesse du bassin liégeois, il n'est plus considéré comme une pièce maîtresse". Plus généralement, sur l'avenir de la sidérurgie en Wallonie, Didier Van Caillie juge que ce secteur "n'est certainement pas un des leviers sur lesquels on peut capitaliser pour le futur mais", nuance-t-il, "cela reste une activité de base et tout tissu économique a besoin de l'industrie pour fonctionner. Et au sein de l'industrie, l'acier est un élément indispensable". La direction d'ArcelorMittal a décidé de retirer son plan d'investissements pour la phase à froid de Liège et d'arrêter la prise de commande pour les produits du fer-blanc à la suite de l'échec des négociations avec les syndicats quant à la fermeture de la phase à chaud. Selon ArcelorMittal Liège, la phase à froid représente plus de 2.000 emplois. (NICOLAS LAMBERT)

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