ArcelorMittal - Jets de pavés et autopompes au Lambermont avant la rencontre syndicats-gouvernements

25/01/13 à 12:37 - Mise à jour à 12:37

Source: Trends-Tendances

(Belga) La situation devenait de plus en plus tendue vendredi midi à Bruxelles près du Lambermont, où travailleurs d'ArcelorMittal et policiers se font face autour d'un barrage dressé afin d'empêcher l'accès à la résidence du Premier ministre. Les manifestants jettent des pavés en direction des forces de l'ordre, qui font usage de spray au poivre et d'autopompes.

ArcelorMittal - Jets de pavés et autopompes au Lambermont avant la rencontre syndicats-gouvernements

Plusieurs centaines de travailleurs d'ArcelorMittal se sont rassemblés vendredi midi à Bruxelles afin de protester contre l'annonce, faite jeudi par la direction d'ArcelorMittal, de la fermeture de plusieurs outils de la phase à froid liégeoise, entraînant la suppression de 1.300 emplois. Les gouvernements fédéral et wallon se réunissaient à Bruxelles afin de trouver des pistes pour sauver l'outil sidérurgique. Une délégation d'une dizaines de représentants syndicaux était entrée vers 12h15 au Lambermont pour rencontrer les mandataires politiques. Les syndicats se sont refusé à tout commentaire à leur entrée. La police a dressé un barrage afin d'empêcher l'accès des manifestants à la résidence du Premier ministre et manifestants et policiers se font face dans une ambiance plus que tendue. Plusieurs manifestants ont tenté de franchir le barrage, sans succès, et peu avant midi la situation dégénérait, avec des jets de boules de neige, de pétards, de pavés et de bouteilles en direction des forces de l'ordre. Les policiers ont, eux, fait usage de spray au poivre et actionné leurs autopompes. Deux hélicoptères de la police survolaient également l'événement. Les manifestants bloquaient également le passage des véhicules dans le tunnel Arts-Loi, ne laissant passer que quelques voitures. On veut le maintien de l'ensemble de l'activité sidérurgique à Liège, le chaud et le froid, sinon ce sera une catastrophe sociale", a indiqué David Camerini, président de la délégation CSC. "Il faut examiner toutes les formules possibles et imaginables pour que Mittal s'en aille. Que ce soit l'expropriation, la naturalisation ou la négociation, il faut que Mittal s'en aille et il faut surtout que les usines du bassin liégeois tournent", a pour sa part déclaré Francis Gomez, le président de la FGTB Métal Liège-Luxembourg, qui demande également "des actes". (MATHIAS DE MEYER)

Nos partenaires