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lundi 21 mai 2012

Pour ou contre une hausse de la TVA ?

jeudi 02 février 2012 à 18h28

Le gouvernement cherche 2 milliards d’euros pour le 25 février. Il songe à faire monter la TVA de 21 % à 22 %. Inacceptable pour les secteurs du commerce et de la construction. La «moins mauvaise solution» pour les indépendants…

© Thinkstock

Le gouvernement est à la recherche de 2 milliards pour le conclave budgétaire du 25 février. Une des pistes est l’augmentation de la TVA de 21 % à 22 %. Cette idée, suggérée mercredi par le sénateur socialiste Philippe Moureaux, a suscité des réactions contrastées. La fédération du commerce et des services en Belgique, Comeos, et le secteur de la construction rejettent la proposition, tandis que le Syndicat neutre pour indépendants estime qu'il s'agit de «la moins mauvaise» solution.
 

CONTRE : le secteur du commerce

 
Le commerce est résolument opposé à une hausse de la TVA, indique jeudi Comeos : «La mesure coûtera finalement plus à notre société qu'elle ne lui rapportera. L'augmentation entraînera des coûts salariaux en hausse, une consommation en berne et des clients délaissant notre pays pour leurs courses, soit un bilan particulièrement négatif.»
 
En Belgique, la pression de la TVA est déjà supérieure à la moyenne européenne, argumente Comeos : «Les pays voisins ont une TVA moins élevée et peuvent donc vendre moins cher, prolonge Dominique Michel, administrateur délégué de la fédération. Les Pays-Bas et l’Allemagne ont un taux de 19 % et la France de 19,6 %. Chaque année, nous perdons déjà 2,5 milliards d’euros de recettes parce que de plus en plus de Belges franchissent la frontière pour faire leurs achats. Une nouvelle hausse de la TVA affaiblirait encore plus notre position concurrentielle.»
 
Autre argument avancé par Comeos : les salaires. «En France, la hausse de la TVA sera liée à une baisse des charges salariales, précise Dominique Michel. A partir d’octobre, le taux de TVA passera à 21,2 %, mais couplée à cette diminution des charges salariales, c’est une mesure économique qui doit faire croître la productivité. En Belgique, il s’agit d’une intervention purement fiscale – car l’autre élément passe complètement à la trappe. La hausse de la TVA accentuerait dès lors l’inflation, après quoi l’indexation automatique des salaires ferait à nouveau flamber les charges salariales.  Nos coûts salariaux sont déjà 15 % plus élevés que dans les pays voisins – la différence devient intenable pour les entreprises.»
 

CONTRE : le secteur de la construction

 
«Augmenter la TVA est la mesure la plus inadéquate qui soit, estime de son côté la Confédération Construction.
 
«Si 1 % de TVA peut sans doute rapporter un milliard de recettes fiscales à l'Etat, cette augmentation fera également augmenter l'inflation de 1,2 %, réduira la croissance de 0,2 % et mettra en péril 25.000 emplois», déclare la confédération, sur base de chiffres du Bureau du plan.
 
En outre, «dans la construction en particulier, l'augmentation de la TVA entraînerait une recrudescence du travail au noir».
 

MITIGES : les indépendants

 
Augmenter la TVA de 21 % à 22 % ? «Bien que cette piste soit loin d’être idéale, il s’agit de la solution la moins mauvaise, à condition qu’on fasse bien attention de ne pas augmenter la TVA sur des produits courants et essentiels, estime Christine Mattheeuws, présidente du Syndicat neutre pour indépendants. Il s’agit d’une taxe qui vise le consommateur. En tout cas, il est hors de question d’appliquer d’autres remèdes, comme l’augmentation des cotisations sociales ou les impôts sur le revenu des personnes physiques. Cette mesure ne peut paralyser notre économie !»
 
D’autres voix rejettent une augmentation de la TVA, mais veulent, en revanche, augmenter les cotisations sociales ou les impôts sur le revenu des personnes physiques. Pour le SNI, «il est hors de question de faire cela. Les entrepreneurs n’ont vraiment pas de marges pour des cotisations ou des taxes élevées.»
 
Trends.be, avec Belga

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Réactions

marcel4 | 4 février 2012

Si on pouvait au niveau EUROPÉENS augmenter la TVA et diminuer les taxes sur le travail cela permettrait de mieux concurrencer les produits fait avec des sous-salaires. Cela a charge égale pour le consommateur. Commençons par supprimer les intérêts notionnels. Et remettons en vigueur les taux de 52 et 55% sur les hauts revenus. plafonnons les déductions fiscales pour les voitures très luxueuses genre Porsche et grosses voitures allemande et anglaise, ils ( càd les allemands et les riches patrons) en ont pas besoin.

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DANDUB | 3 février 2012

Et si on envisageait une grosse restructuration de l'etat plutôt que d'augmenter encore la pression fiscale ? Des tas de fonctionnaires souvent inutiles et trop payés, ...

Inapproprié?

vancp | 3 février 2012

et une taxe sur le bénéfices des banques? j'ai bien écris: bénéfice et pas autre chose, car dans ce cas, les banques répercutent immédiatement le cout au consommateur. si on taxe le bénéfice, c'est plus difficile.

Inapproprié?

jolie mome | 3 février 2012

Plutôt que d'augmenter la T.V.A., il faut aller chercher l'argent aux entreprises qui délocalisent, qui remercient les employés et les ouvriers après avoir reçu des aides de l'état. Que l'état reprennent toutes ses aides et le trou sera presque comblé

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ZZ6 | 3 février 2012

Dans certains domaine comme la construction et l'immobilier, toute réduction fiscale va directement dans la poche du spéculateur vu que les prix sont gardés au niveau maximum de la capacité d'emprunt des acheteurs qui au final payent la même chose. A l'inverse, tout augmentation de la fiscalité fera chuter les prix mécaniquement pour les même raisons (plafond atteint). Au final, l'acheteur paiera la même chose, le vendeur s'engraissera moins (même si les plus values restent spectaculaires plusieurs centaines de pourcents au regard de ce petit pourcent de TVA), mais tout le monde est gagnant (moins de pression fiscale ailleurs). En poussant le raisonnement, si on taxait l'immobilier à 80% (comme le travail), on retrouverait des prix (hors taxe) au niveau des années 2000. Certains diront que ce n'est pas possible, et pourtant la construction était rentable en 2000, et les gens semblent assez fous de nos jours pour mettre 300.000 EUR dans un appartement de 80 m², il n'y a donc rien qui puisse l'empêcher. Si cela permet de baisser considérablement la fiscalité du travail...(avec répartition sur salaire net), on est tous gagnants....(sauf les spéculateurs immo qui cherchent des plus-values à 300%).

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