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lundi 21 mai 2012

Pension : nos conseils pour vous y préparer dès maintenant

mardi 24 janvier 2012 à 06h28

Les trentenaires qui pensent pouvoir compter sur le système public des pensions sont de moins en moins nombreux. La plupart d'entre eux ne possèdent pas de connaissances suffisantes en matière de solutions d'épargne et certains ignorent même s'ils bénéficient d'un plan de pension de la part de leur employeur. Comment faire pour se mettre à l'abri dès aujourd'hui ?

© Thinkstock

Il y a actuellement environ 2,4 actifs pour un retraité, commence Jacques Boulet, expert en sécurité sociale. La carrière standard est prévue jusqu'à 65 ans, mais l'âge moyen d'arrêt de l'activité professionnelle est aujourd'hui de 59 ans et demi. Si on continue de cette manière, en 2040, il n'y aura plus que 1,5 actif pour financer un pensionné. » De quoi mettre à mal le sacro-saint principe de solidarité-répartition... Et faire paniquer les jeunes travailleurs actifs en proie à un avenir incertain. S'ils sont déjà bien conscients de la nécessité de travailler plus longtemps que leurs parents, comment peuvent-ils dès à présent mettre toutes les chances de leur côté pour s'assurer d'une pension confortable ?
 

Exploiter les trois piliers

 
Impossible de parler pension sans évoquer les fameux « trois piliers », qui diffèrent quelque peu suivant que le travailleur soit salarié ou indépendant.
 
Premier pilier : la pension légale. Organisée dans le cadre de la sécurité sociale, la pension légale concerne tous les citoyens, bien que les régimes diffèrent pour les salariés du secteur privé, ceux du secteur public et les indépendants. Les conditions requises pour toucher la pension légale sont d'avoir atteint l'âge de 65 ans (minimum 60 ans) et 35 ans de carrière (sans pénalisation pour cause d'anticipation). Les pensions sont proportionnelles à la durée de la carrière et aux rémunérations, et diffèrent suivant la constitution du ménage.
 
Qu'en est-il pour le salarié ? Tant l'employeur que l'employé contribuent à la pension légale par le biais des cotisations sociales ponctionnées sur le salaire brut.
 
Qu'en est-il pour le starter indépendant ? Cette pension est payée par la sécurité sociale des indépendants. Cette dernière est financée principalement par les cotisations versées par les indépendants en activité. Le mécanisme de calcul de la pension s'apparente aujourd'hui à celui des salariés, avec de légères différences au niveau des plafonds accordés.
 
Deuxième pilier : les pensions complémentaires privées, c'est-à-dire les pensions constituées au moyen de contributions proportionnelles au revenu professionnel et bénéficiant d'un régime fiscal distinct.
 
Qu'en est-il pour le salarié ? Constituées dans le cadre de l'activité professionnelle, il s'agit des assurances groupe et des fonds de pension organisés au niveau de l'entreprise ou du secteur. Le montant est versé au moment où l'employé prend sa retraite.
 
Qu'en est-il pour le starter indépendant ? Il existe également différentes possibilités de bénéficier, en plus de la pension légale, d'une pension complémentaire. Ainsi, la pension libre complémentaire pour indépendants (PLCI) souscrite via une caisse sociale, une compagnie d'assurances ou une organisation bancaire, permet à l'indépendant de se constituer un capital pension par le paiement de cotisations fiscalement déductibles avec un plafond de 8,17 % des revenus professionnels de référence. La variante dite « sociale » porte la déductibilité à 9,4 % des revenus et ajoute certaines couvertures (décès, invalidité, revenu garanti). Enfin, l'engagement individuel de pension (EIP) permet aux dirigeants d'entreprise indépendants percevant un salaire régulier et mensuel de se constituer une pension complémentaire, suivant le principe de l'assurance groupe. Les primes payées par l'entreprise sont entièrement déductibles.
 
Troisième pilier : les épargnes pensions et les assurances vie. Il s'agit de l'épargne individuelle à long terme, qui concerne l'ensemble des citoyens majeurs et pour laquelle l'Etat a mis en œuvre une série d'incitants fiscaux. « La souscription d'une assurance vie ou d'une épargne pension (non liée à l'exercice d'une activité professionnelle, contrairement à la précédente) donne en effet droit à une réduction d'impôt non négligeable », souligne Jacques Boulet. Ceci dit, la taxation sur ces produits est assez lourde : 10 % du capital versé, hors participation bénéficiaire, pour autant que l'on travaille jusqu'à 65 ans. Si l'arrêt survient entre 60 et 65 ans, avec un minimum de 35 ans de carrière, un taux de 16,5 % est même appliqué. « Mais cela ne compense pas l'avantage fiscal accumulé jusque-là », assure notre expert, qui conseille au futur employé de « se renseigner sur la part payée par le patron et celle qu'il payera lui-même. Le plus important, est de savoir également quels sont les capitaux garantis au terme. »
 

L'immobilier reste une valeur sûre

 
Si les mesures adéquates sont prises, la pension légale assurera un « minimum d'existence décente », selon Jacques Boulet. Mais elle n'aura certainement pas pour finalité de garantir un niveau de vie confortable. Les jeunes ont donc tout intérêt à se tourner vers le deuxième et le troisième pilier... sans pour autant foncer tête baissée. « Un jeune couple qui démarre a tout intérêt à commencer par une épargne plutôt bancaire afin d'avoir la base voulue pour acheter un bien immobilier, nuance Jacques Boulet. L'acquisition du patrimoine familial constitue un investissement prioritaire pour éviter de payer des loyers à fonds perdus. Tout comme pour les épargnes pension, le législateur a d'ailleurs prévu un avantage fiscal lié à la contraction d'un crédit hypothécaire pour acheter, construire ou rénover son habitation propre et unique, afin d'éviter le paiement de loyers onéreux au moment de la pension, alors que les revenus sont justement plus faibles. »
 
En outre, certains contrats d'assurance vont plus loin que l'assurance solde restant dû en intégrant un volet de capitalisation : la somme, libérée au terme du contrat, peut ainsi être ajoutée à l'enveloppe d'assurances du troisième pilier. « Ceci dit, il reste néanmoins intéressant de se lancer en parallèle dans un système d'épargne soutenu fiscalement, même à concurrence de sommes réduites. » Le salarié qui bénéficie d'un engagement collectif de pension ne devra pas s'en inquiéter trop rapidement ; quant à l'indépendant, Jacques Boulet lui conseille de souscrire au plus vite à une pension libre complémentaire avec un volet social, moyennant le versement de primes légères.
 
Quid des couples « mixtes », constitués d'un salarié et d'un indépendant ? « Ceux-là peuvent bénéficier de complémentarités, avance Jacques Boulet. L'un peut aller plus loin dans le risque grâce à la stabilité de l'autre, et inversement. Le salarié, de par son statut, assure une sécurité plus grande au départ. Mais il est probable qu'au terme de leur existence, si l'indépendant réussit, il aura pu constituer, surtout s'il passe en société, un avantage patrimonial plus grand que le conjoint salarié. »
 
Pour réaliser une estimation de votre pension : www.toutsurmapension.be
 
Jacqueline Remits

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Réactions

ZZ6 | 26 janvier 2012

"...Actuellement les loyers sont surévalué par rapport aux prix..." ????? C'est exactement le contraire (http://trends.levif.be/economie/actualite/immo/les-habitations-trop-cheres-en-belgique/article-1194873761078.htm): "...Les prix sont 63% trop élevés par rapport aux prix des locations ..." dixit l'OCDE. Pourquoi? simple: les loyers sont indexés ce qui freinne leur ascension. Trends à même publié un article l'année passée qui disait que les loyers avaient augmenté de 50% sur 10 ans, soit plus que l'inflation, mais LARGEMENT moins que les prix immobilier sur la même période (entre 200 et 300%). Quand les loyers augmentent de 2% et les prix de 15% chaque année pendant 10 ans, comment peut-on affirmer de telles aneries? De plus je vous parle d'un placement sur .... compte épargne à 3%. Si j'avais pris vos obligations/actions même faiblement rémunèrées, le chiffre aurait été LARGEMENT plus élevé. Vous me dite que personne ne peut mettre la différence achat-location sur un compte épargne? Soit on a l'argent pour acheter, soit on ne l'a pas et la discussion achat ou location n'a même pas lieu d'être (Le raisonnement que j'ai tenu est aussi valable pour des achats plus petits). Ensuite vous dites que les revenus dans 20 ans ne permettront plus de louer (et donc encore vachement moins d'acheter). Vous êtes donc en dehors de toute logique de marché, car un marché suppose des vendeurs ET des acheteurs en suffisence. Quant à la pénurie de logement, foutaise et propagande. Lisez mon commentaire dans la file (http://trends.levif.be/economie/actualite/immo/la-pression-monte-sur-l-immobilier-wallon/article-1195048456870.htm), ainsi que l'article que je mentionne. Revoyez aussi la pyramide des âge (Wiki?) et ajoutez-y 30 ans vous comprendrez. Vous parlez de délire alors que j'apporte preuves et chiffres, mais êtes vous capable d'argumenter avec autre chose que des mythes immobilier qui ont été démentis depuis longtemps (le mythe de l'étranger, le mythe de l'isolé/divorce, le mythe du manque de logement, le mythe du loyer perdu, ....)?

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ecohome | 26 janvier 2012

Désolé mais je n'ai jamais lu une inepsie pareille. Actuellement en Belgique , les loyers sont surévalués par rapport à la valeur des biens. Personne ne mettra tous les mois, ces sommes soit-disant épargnées tous les mois,et les placements en obligations, actions, et autres produits financiers ne rappportent plus que desclopinettes . Il ne faut donc pas imaginer payer un loyer mensuel avec des revenus qui dans 20 ans vous permettront tout juste d'acheter un pain. La démographie grimpe, le nombre d'isolés aussi, et si l'immobilier locatif est si cher, c'est justement à cause de la pénurie de logements, alors, imaginer que dans 30 ans, il y aura pléthore de logements libres, c'est complètement utiopique. Les gens se supportent de moins en moins et il y a de plus en plus de gens vivant seuls, donc les logements sont moins occupés et le besoin en logements est nettement à la hausse. Dans nos pays l'immobilier reste une valeur très sure, quoi qu'en dises zz6 dans ses délires.

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ZZ6 | 25 janvier 2012

Une simple feuille excel peut vous y aider. Prenons par exemple mon cas personnel: Je loue 900 EUR une maison qui en vaut 500.000 (+90.000 de frais). Sur 25 ans à raison de 4,62% je rembourserais 3.288 EUR par mois si je devais acheter. Cela représente en début de prêt 2.220 EUR d'intérêt (argent jeté par les fenêtres) et 1067 EUR de capital. En tenant compte que les intérêts diminuent chaque mois (pour arriver à 0 en fin de prêt), en tenant compte d'une inflation à 2% (indexation de loyer) et en imaginant que la différence économisée est placée sur un bête compte épargne à 3%, je me retrouve en tant que locataire avec 949.000 EUR sur un compte dont les seuls intérêts (2.373 EU mensuels) remboursent largement les 1.447 EUR de loyer. Le propriétaire lui se retrouve avec un compte vide et une maison qui vaut entre 200.000 EUR (prévision d'éclatement de bulle) et 850.000 (si les prix continue à monter au moins de l'inflation). Qui vous semble gagnant?

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Perrenoud | 25 janvier 2012

J'aimerais bien voir dans quel film on vit comme décrit dans ce commentaire ??? C'est du tout grand n'importe quoi. Qu'un seul locataire ayant un gros compte en banque parce qu'il est locataire se présente et alors on pourra en reparler. J'ai jamais entendu entendu qu'un locataire devient riche à force de louer!

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ZZ6 | 25 janvier 2012

Quand va-t-on cesser d'entendre la même ânerie. L'immobilier N'EST PAS UNE VALEUR SURE. L'immobilier est un marché libre comme les bourses, et il suffit de regarder l'histoire ou même l'étranger pour se rendre compte que l'immobilier ça peut chuter drastiquement. Aujourd'hui, celui qui paye un loyer au lieu de payer le double en intérêts d'emprunt est gagnant sur le long terme. Oui celui qui emprunte ne paieras plus de loyers dans 30 ans (mais paieras toujours les frais d'entretient de leur ruine, les charges, les impôts, ...), mais celui qui à mis la différence de côté sera propriétaires de centaines de milliers d'euro. Suffisant pour que les intérêts paye le loyer. Ajoutons à cela que si il n'y a plus que 1,5 actifs par pensionné, cela veut aussi dire que la plupart des baby boomers (les plus gros propriétaires) seront mort, et que la population aura diminué. cela signifie que dans 30 ans nous aurront une SURABONDANCE d'immobilier, donc des prix et des loyers au plus bas. Autant dire que celui qui s'est saigné toute sa vie pour "possèder" un petit appartement est perdant sur toute la ligne (il possèdera un petit appartement qui ne vaut plus rien), et celui qui a loué aura un beau compte en banque et le loisir d'acheter CASH la maison de son choix (innimaginable actuellement), sans même devoir vider son compte.

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