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lundi 21 mai 2012

Magnette vs l’Europe : 2-1 ?

lundi 16 janvier 2012 à 16h44

La Commission européenne a beau se défendre et attaquer les propos tenus par le ministre Magnette la semaine dernière, le socialiste a reçu des soutiens de poids, directs ou indirects, en la personne de Paul De Grauwe, Paul Krugman… et Standard & Poor’s.

Paul Magnette, ministre de la Politique scientifique et de la Coopération au développement.

Paul Magnette, ministre de la Politique scientifique et de la Coopération au développement. © Image Globe/Virginie Lefour

La Commission européenne a défendu lundi sa politique de «consolidation fiscale», au lendemain du séisme politique provoqué par la perte du triple A de la France, jugeant qu'il n'existait «pas de marge de manœuvre» pour des politiques de dépense.
 
«Il n'existe pas de marge de manœuvre pour un stimulus fiscal, a indiqué un porte-parole de l’exécutif européen. Une stratégie de croissance devra être basée principalement sur les réformes structurelles.»
 
Ce même porte-parole n'en a pas moins rejeté l'idée que la stratégie européenne serait fondée exclusivement sur l'austérité. La Commission préfère parler d'une «consolidation intelligente», fondée sur la réforme du marché de l'emploi, sur la libéralisation des marchés de l'énergie et des télécommunications, ainsi que sur l'approfondissement du marché intérieur.
 
Ces réformes «auront un impact significatif sur la croissance et l'emploi à moyen terme», a ajouté le porte-parole, excluant par contre toute flexibilité sur le plan budgétaire.
 

«La Commission fait fausse route en se montrant aussi rigide sur les impératifs d'orthodoxie budgétaire»

 
Dotée de nouvelles compétences pour aiguiller la politique budgétaire des Etats membres, dont elle n'hésite pas à se servir, la Commission européenne est vivement critiquée à gauche pour sa politique stricte de réduction des déficits.
 
La semaine dernière, le ministre belge Paul Magnette a dénoncé une stratégie qui conduira, selon lui, à «15 ans de récession». Face au tollé suscité par ces déclarations, l'économiste Paul De Grauwe a pris la plume pour défendre le ministre socialiste sur une page entière du Standaard de ce lundi. Il met en avant le rôle stabilisateur de la hausse des déficits pendant les ralentissements économiques. Il pointe aussi le défaut de structure du cadre européen, dans lequel la Commission est dotée de pouvoirs budgétaires importants mais n'en porte pas la responsabilité politique.
 
«Je pense effectivement que la Commission fait fausse route en se montrant aussi rigide sur les impératifs d'orthodoxie budgétaire», a résumé Paul De Grauwe, interrogé par la RTBF.
 
D'autres économistes réputés, comme l'Américain Paul Krugman, critiquent le caractère pro-cyclique (aggravant la récession) de la rigueur choisie par les dirigeants européens.
 
Même Standard & Poor’s a mis en avant cet aspect pour justifier sa récente dégradation plusieurs notes souveraines européennes : «Nous croyons qu'un processus de réforme basé uniquement sur un pilier d'austérité risque de devenir autodestructeur, dans la mesure où la demande intérieure pourrait chuter avec la confiance des consommateurs, érodant les revenus fiscaux», a indiqué l'agence de notation dans la justification de sa décision.
 
Trends.be, avec Belga

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Réactions

Diogène | 19 janvier 2012

Il faut en finir avec les propos hypocrites et bassement démagogiques tels ceux tenus par Pol Itologue : NOUS VIVONS DANS UNE PARTICRATIE : la gauche ET la droite y sont responsables depuis 30 ans et les variations du contenu politique des différents gouvernements ont surtout portés les accents de la droite libérale : dé-ceci; dé-celà. Avec le résultat que l'on sait : il est tellement plus facile de défaire que de faire. Faut-il en plus faire remarquer que l'appauvrissement généralisé et le règne de l'économie "blink-blink" sont essentiellement, le résultat de politiques néolibérales initiées par Reagan et Tatcher ... et poursuivie depuis 30 ans ! 30 ans de retour de balancier, c'est assez. Les résultats deviennent indignes. Alors oui, je suis pour des propos tels que ceux de Magnette : il est temps de briser le dogme libéral surtout quand des alternatives CRÉDIBLES existent (cf. les échos de plus en plus fréquents dans les médias). DIOGENE

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Sbilou | 18 janvier 2012

Hmmm et dans les états gouvernés majoritairement par la droite, c'est de la faute à la gauche aussi l'austérité ? Et si on supprime 100 000 fonctionnaires, on obtient quoi ? 100 000 chômeurs en plus qui'l faudra quand même payer avec l'argent public.

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Pol Itologue | 17 janvier 2012

Il est piquant de constater que la "gauche" hurle contre les mesures d'austérité (conséquences pourtant de sa gestion désastreuse de l'Etat - 30 ans de pouvoir ininterrompu) mais sans jamais proposer les mesures qui permettraient d'éviter cette austérité pour les citoyens : à savoir un sérieux dégraissage de notre Etat obèse ! Comme par exemple : suppression des provinces et de leurs parlements, informatisation des services publics permettant la suppression d'au moins 100.000 fonctionnaires (5 milliards EUR d'économie annuelle), plafonnement des pensions des fonctionnaires et mandataires publics au niveau de celui des salariés, suppression des subsides à un nombre incalculable de "machins" qui ne servent qu'à caser des assistés/obligés du P$, etc. etc. etc. En 10 ans, le Canada est sorti d'une situation de quasi faillite avec des recettes simples : - 20 % de fonctionnaires, -15 % des budgets des ministères...

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ALAIN | 17 janvier 2012

La récession est déja en route, depuis le 15 décembre les clients ne dépensent plus de la même façon(je suis commerçant depuis plus de 20ans). Le belge n'est pas con et anticipe déjà les futures taxes et les augmentations du prix de l'énergie, il épargne. Si nos politiques gèraient l'argent du peuple aussi bien que le peuple nous ne seriont pas dans une telle situation.Monsieur Magnette ne doit pas oublier qu'il fait partie des politiques qui n'ont rien vu arriver et c'est facile de parler après.Il fallait agir avant avec vos amis rouges caviars.

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lechatvif | 17 janvier 2012

Il a raison mais les pilotes au gouvernail des nations sont-ils capables de gérer la manoeuvre? La question est fondée quand on voit les cornichonneries opérées au cours des années précédentes. Cependant, il faut relancer la machine ... !!! Et là, il faudra être bien plus précis dans l'allocation des budgets et le contrôle des utilisations. Il faut en terminer avec les distributions "collatérales" et les épuisements de ressources comme on le faisait auparavant pour justifier une augmentation la fois d'après ... etc ...

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