«Les forces de Bruxelles et de la Wallonie peuvent s’additionner, mais…»
jeudi 26 janvier 2012 à 06h29
Chercher à se développer ne signifie pas exclure l’autre, insistent les ministres bruxellois et wallon de l’Economie. Après avoir trop joué dans leur coin, les Régions ont commencé à se parler. Et entendent le faire davantage. Interview croisée de Benoît Cerexhe et Jean-Claude Marcourt.
Retrouvez l’interview complète de Benoît Cerexhe et Jean-Claude Marcourt dans le magazine Trends-Tendances daté du 26 janvier 2012.

Benoît Cerexhe et Jean-Claude Marcourt, ministres bruxellois et wallon de l’Economie. © Image Globe/Dirk Waem
Réactions
Arrêtez donc de parler de repli sur soi! Il s'agit d'une prise en mains, que l'on en peut faire que sur un territoire donné. Je ne vois pas que le Languedoc et l'Aquitaine coordonnent outre mesure leurs politiques au nom de leur occitanité commune! Pourquoi faut-il donc que Bruxelles cherche à embarquer la Wallonie en lui refusant le droit de choisir ses propres méthodes de redressement? Ca commence à friser l'indécence. Amis bruxellois, commencez donc à régler votre contentieux communautaire avec la Flandre (Place des Martyrs, Boulevard Albert II et parvis de Ste Gudule), renforcez votre région et lui donnant du corps, et puis vous reviendrez nous proposer une alliance! Pour moi, Bruxelles, c'est TOUT Bruxelles, et pas des francophones uniquement, et encore, pas tous! Un dialogue de région à région, adulte et réfléchi, nécessite une maîtrise de cette région sur toutes ses affaires. Sinon, c'est inutile et aléatoire...
Face aux récents discours de repli sur soi régionaliste, Didier Gosuin, Caroline Persoons et Olivier Maingain tiennent à préciser qu’il est plus qu’important, dans le contexte politique national et le contexte économique européen, que les Francophones de Wallonie et de Bruxelles s’unissent pour relever, d’ici 10 ans, les défis communs en matière de taux de chômage, de pauvreté, de déficit de qualification et d’échec scolaire. En effet, le ministre socialiste, Jean-Claude Marcourt, confirme sa volonté d’élaborer un « Plan W », projet purement wallon et de régionaliser l’enseignement. Pour que la Fédération Wallonie-Bruxelles soit compétitive et dynamique pour atteindre les objectifs européens, « la solution n’est pas de se diviser, alors que notre niveau de performance est inquiétant », signale Didier Gosuin. « Il y a une incapacité des responsables politiques francophones à se rendre compte de la situation et à trouver des solutions pour régler nos problèmes ». http://www.fdf.be/spip.php?article4238
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