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dimanche 12 février 2012

L'Europe encourage l'utilisation des logiciels libres

mardi 10 juin 2008 à 12h14

L'Europe encourage l'utilisation des logiciels libres

L'Europe encourage l'utilisation des logiciels libres

"Aucun citoyen ni aucune société ne devrait être forcé ou encouragé à choisir une technologie fermée plutôt qu'une autre libre." C'est en ces termes que Neelie Kroes, la commissaire européenne à la Concurrence, s'est adressée à son assemblée lors d'une conférence à Bruxelles. "L'interopérabilité est un sujet important pour la Commission, et l'usage de standards libres qui ont fait leurs preuves est un bon moyen pour y parvenir", a-t-elle poursuivi. Une information qui émane de l'International Herald Tribune et de Bloomberg.

En lutte acharnée depuis plusieurs années avec Microsoft, Neelie Kroes a fini par gagner son combat, lui imposant une amende de 1,68 milliards d'euros pour n'avoir pas dévoilé des informations permettant la compatibilité de ses logiciels avec d'autres produits concurrents. Microsoft, sentant le vent tourner avec l'apparition des plates-formes open-source, tente d'ailleurs de mettre tout son poids dans la balance, un peu partout dans le monde, pour que les administrations n'abandonnent pas son système d'exploitation et/ou ses logiciels.

En septembre, le gouvernement néerlandais avait annoncé être favorable aux standards open-source. Les autorités de Singapour ont abandonné Microsoft Office en 2004, et celles de la ville de Munich ont fait de même avec Windows en préférant Linux. Des exemples pareils se multiplient. Chez nous, on se souvient qu'il y a quelques semaines, au grand dam de Microsoft, la Communauté française n'avait pas requis la présence de Windows dans son appel d'offre pour 40.000 ordinateurs destinés aux écoles.

Neelie Kroes a donc encouragé les entreprises et les administrations publiques à prendre ou à continuer sur cette voie de l'open-source. Elle va plus loin en exhortant la Commission elle-même d'adopter des logiciels libres. "La Commission a beaucoup à apprendre" de ces administrations qui ont déjà fait le pas vers les logiciels libres. Les autorités européennes "ne devraient pas s'appuyer sur un seul fournisseur et devraient refuser de s'enfermer dans une technologie particulière, ce qui compromet l'entretien et le contrôle total des informations en sa possession". Selon Bloomberg, pour l'instant, la Commission n'achète des logiciels open-source pour ses 32.000 employés que si cela coûte réellement moins cher, et si cela est dans l'intérêt du citoyen.

Matthieu Lethé

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