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jeudi 23 février 2012

Impôt sur la fortune : le match PS vs Open VLD

vendredi 27 janvier 2012 à 09h05

Le patron du PS persiste et signe : des économies supplémentaires impliqueront de taxer les revenus du capital. Impôt sur la fortune : le «serpent de mer» fiscal énerve les libéraux flamands qui y voient «des impôts inefficaces évacués de la table voici plusieurs mois». Ambiance...

Alexander De Croo, président de l'Open-Vld.

Alexander De Croo, président de l'Open-Vld. © Image Globe

Le contrôle budgétaire ne pourra se faire sans concertation sociale, fait valoir le PS

 
Thierry Giet, président faisant fonction du Parti socialiste, a souligné jeudi que «les mesures qui découleront du conclave budgétaire (prévu fin février) devront se prendre en concertation avec les partenaires sociaux».
 
Les syndicats sont remontés contre les mesures prises par le nouveau gouvernement Di Rupo dans le cadre budgétaire et les réformes socioéconomiques. Ils n'ont été associés dans le cadre d'une concertation qu'après que les mesures les plus importantes, relatives notamment au relèvement du taux d'activité, eurent été votées.
 
«La concertation sociale a été mise à mal par la rapidité des décisions prises fin 2011, une rapidité dictée par l'urgence», a justifié jeudi soir Thierry Giet lors de la présentation des vœux du PS à la presse. Cependant, «il est crucial de relancer la concertation sociale. C'est un pilier de notre modèle de société. Il faut la préserver à tout prix.»
 

Impôt sur la fortune : le patron du PS persiste et signe

 
Le président du PS a répété lors de son discours à Bruxelles que, si un effort supplémentaire devait être fait lors du contrôle budgétaire, «il faudra parler prioritairement de la contribution des revenus du capital».
 
Assurant le Premier ministre Elio Di Rupo de son soutien, Thierry Giet a indiqué que «le PS pèsera de tout son poids pour faire pencher son gouvernement de centre-centre vers la gauche». Il a redit que le PS avait fait le choix de la «responsabilité» en participant à un gouvernement après avoir gagné les élections en Wallonie et à Bruxelles.
 
Il a assuré que la présence du Parti socialiste permet d'éviter «les horreurs», telles que la limitation des allocations de chômage dans le temps, le relèvement de l'âge légal de la pension ainsi que la suppression brutale de toutes les prépensions. La présence du PS c'est aussi la consolidation des acquis, a-t-il dit, évoquant l'indexation et la préservation de la Sécurité sociale.
 
Le PS a vécu ces derniers jours quelques soubresauts après des sorties médiatiques à caractère régionaliste du ministre wallon Jean-Claude Marcourt. La discussion n'est certes pas close mais les instances du parti ont décidé de mettre fin au ramdam : «Il ne faut pas se tromper de débat. Il est question de construire, ensemble, l'avenir des Wallons et des Bruxellois au sein d'un Etat fédéral stabilisé et rénové. Ce débat, nous devons le tenir avec les partenaires sociaux et l'ensemble des partis francophones.»
 

Contrôle budgétaire : «Il y a encore de la marge pour des économies» (De Croo)

 
Alexander De Croo, président des libéraux flamands, juge qu'il existe encore de la «marge» pour mener des économies, contredisant ainsi Thierry Giet, selon qui il ne sera plus possible d'agir sur les dépenses de l'Etat lors du prochain contrôle budgétaire.
 
Interrogé jeudi soir sur le plateau de Ter Zake (VRT), le président de l'Open VLD a rejeté l'idée de son homologue socialiste d'agir sur le volet des recettes du budget, notamment via une taxe sur le patrimoine ou un impôt sur la plus-value des actions : «Ce sont des impôts inefficaces que nous avons déjà évacués de la table voici plusieurs mois. Imposer maintenant des impôts supplémentaires, ce serait pousser l'économie dans la direction d'une récession avec des effets contraires à ceux que nous recherchons.»
 
Alors que Thierry Giet a affiché sa volonté de préserver l'indexation, Alexander De Croo a estimé au contraire qu'un saut d'index était «une des mesures possibles».
 

Budget : il est encore possible de réduire les dépenses (Vanackere)

 
Steven Vanackere, ministre (CD&V) des Finances, a jugé vendredi qu'il était possible d'encore réduire les dépenses de l'Etat lors du contrôle budgétaire annoncé pour le mois prochain, s'opposant lui aussi au président du PS qui préfère la recherche de recettes nouvelles.
 
«Il doit être possible de faire des choses du point de vue des dépenses» de l'Etat fédéral, a-t-il affirmé lors de l'émission de radio Bel RTL Matin. Steven Vanackere dit avoir «une idée» sur l'ampleur de l'effort à réaliser pour compenser, dans le budget 2012, la diminution de la croissance causée par la crise économique, qui pourrait être proche de 0 %, et viser un déficit budgétaire limité à 2,8 % du produit intérieur brut.
 
Le grand argentier fédéral a semblé admettre la fourchette parfois citée : entre 1,5 milliard et 2 milliards d'euros à trouver lors du contrôle budgétaire des 25 et 26 février. Il estime toutefois, tout comme Alexander De Croo, qu'il doit encore être possible de réduire les dépenses, prenant ainsi le contre-pied du président faisant fonction du PS.
 
Trends.be, avec Belga

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Réactions

Pol Itologue | 28 janvier 2012

L'impôt sur la fortune a partout été contreproductif. Car ce que leurs promoteurs semblent (?) ignorer c'est que lorsqu'une grande fortune s'expatrie, le pays perd non seulement cette fortune, et l'impôt y afférant, mais en plus perd très gros au niveau de l'impôt des personnes physiques et au niveau du précompte mobilier souvent tous les deux très importants vu que les grandes fortunes d'aujourd'hui sont souvent basées sur des valeurs mobilières. Or maintenant, en un clic de souris, on peut délocaliser très vite des millions d'actions ou d'obligations. De plus, pousser les grosses fortunes à s'expatrier, ou à ne pas venir s'installer chez nous, c'est fatalement perdre les emplois qu'elles peuvent aussi générer par leurs dépenses ou leurs investissements. On détruit donc d'un côté ce que l'on prétend vouloir reconstruire de l'autre... Sans compter le fait que quand les riches s'en vont et ne paient plus d'impôts ici, qui reste pour payer à leur place ? Vous et moi...Ah la belle hypocrisie de notre gauche caviar...

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eole5 | 27 janvier 2012

tres heureux de lire les commentaires qui montrent encore une population qui a du bon sens et n'adhere mais pas du tout avec les idées rétrogrades et destructrices d'emploi des socialistes.Quand les gens vont ils comprendre? Les wallons sont ils à ce point cons, désolé...

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strixbubo | 27 janvier 2012

Le problème n'est pas la taxation des revenus de la propriété. Tout le monde peut s'accorder là dessus. Le problème c'est qu'une prétendue gauche nous propose des impôts spoliateurs, fantaisistes, ridicules, insupportables sans rapport avec la réalité économique. Le précompte mobilier taxe un revenu nominal et ne tient pas compte de l'inflation, à laquelle il s'ajoute. Au total les petits épargnants, qui gagnent peu, ne gardent rien, l'Etat leur prend tout, ou presque. Si c'est cela être de gauche, je préfère la droite, elle traite mieux les pauvres. Le conseil d'Etat a un jour rejeté le projet wallon d'imposer des droits de succession de 90 % entre étrangers, estimant trop grand le risque de voir l'héritier payer plus que ce qu'il recevrait si l'estimation était erronée ou si la bourse se tassait. On peut adresser une critique presque identique au précompte mobilier. Mais la gauche ne propose même pas de calculer les gains réels en déduisant l'inflation des gains nominaux. Passons à la taxation des plus-values, elle aussi, si on entend taxer un revenu réel demande qu'on introduise l'inflation dans le calcul, et aussi toutes les autres pertes, et les moins-values (comme figurez-vous, aux Etats-Unis). Mais de cela on ne parle jamais...

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info@codibel.be | 27 janvier 2012

La population a assez donné, que l'on demande à d'autres d'être solidaires. Il est grand temps que l'impôt soit correctement réparti entre le travail, l'immobilier et le mobilier. Il faut que l'on arrête de taxer le travail. - le monde de la finance qui nous a mis en partie dans cette situation. - les syndicats dont on ne connait pas leur situation comptable et financière - le nombre de mandats et les montants qui leur sont octroyés pour ne pas faire grand chose... - le personnel de la Commission et du Parlement Européen qui ne sont pratiquement pas touchés et profitent d'avantages outranciers. - les dépenses de luxe et de fastes... - etc...

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ponpon | 27 janvier 2012

réduire les dépences - augmenter les recettes toujours le même débat droite - gauche. par les temps qui courent, les poches sont vides ! alors...augmenter les recettes ?? ce n'est jamais qu'une taxe sur une taxe

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