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lundi 21 mai 2012

Budget 2012 : mauvaises surprises en vue

vendredi 03 février 2012 à 08h19

La Chambre a adopté le budget 2012 majorité contre opposition. On sait néanmoins qu’il est déjà erroné, car basé sur une prévision de croissance trop optimiste. Problème : 0,1 % de croissance en moins, c’est 220 millions d’euros en plus à trouver !

Olivier Chastel, ministre du Budget et de la Simplification administrative.

Olivier Chastel, ministre du Budget et de la Simplification administrative. © Image Globe/Nicolas Maeterlinck

La Chambre a adopté le budget 2012 jeudi, majorité contre opposition (86 oui contre 53 non). Après le vote, le ministre du Budget Olivier Chastel a rappelé qu'il s'agissait d'un objectif prioritaire du gouvernement puisque le budget concrétise le programme de gouvernement.
 
«Le regard est maintenant tourné vers l'avenir et le contrôle budgétaire qui doit permettre de maintenir le budget dans les rails», a commenté le ministre. En effet, il est dès à présent établi que ce budget est dépassé puisqu'il a été établi sur la base de 0,8 % de croissance alors que celle-ci sera nettement inférieure.
 
Les réunions bilatérales avec les départements concernés débuteront dès la semaine prochaine, de même que des réunions de concertation avec les entités fédérées.
 
Le 10 février, le gouvernement disposera des nouvelles prévisions de croissance du Bureau du plan et, le 24 février, recevra le rapport du Comité de monitoring. Ce rapport tiendra compte de trois éléments : la nouvelle perspective de croissance, l'analyse de l'excédent de déficit 2011 (4 % au lieu de 3,6 %) afin d'y déceler les éléments récurrents, et l'évaluation de l'effet retour des mesures déjà prises par le gouvernement.
 
Le 25 février, le gouvernement entamera le conclave budgétaire.
 

Budget : 0,1 % de croissance en moins, c’est 220 millions d’euros en plus à trouver

 
Le budget 2011 affiche finalement un déficit de 4 %, soit 0,4% de plus que ce qui était initialement prévu.
 
Quant au budget 2012 il a été établi sur la base d'une croissance de 0,8 %. Problème : selon les éléments dont on dispose actuellement, le taux de croissance sera nettement inférieur. Or, 0,1 % de croissance représente 170 millions d'euros pour le budget fédéral et 50 millions d'euros pour les entités fédérées, soit un total de 220 millions d'euros.
 
Traduction : si l'estimation de croissance était de 0 %, il faudrait compenser 8 fois 170 millions d'euros au niveau fédéral, soit 1,36 milliard d'euros. A ce stade, Olivier Chastel se refuse à avancer un chiffre ou une piste pour le contrôle budgétaire. Interrogé par Belga, il constate toutefois que «le saut d'index est grillé».
 
Le ministre ajoute qu'il n'est personnellement pas favorable à une augmentation de la TVA : «Une telle mesure touche directement les citoyens et le plus durement les plus défavorisés. De plus, elle a des effets secondaires non négligeables puisque cela influence indirectement l'index.»
 
Quant à la négociation avec les entités fédérées, elle devra surtout veiller à vérifier que celles-ci respecteront leurs engagements dans la perspective d'un équilibre en 2015. Le ministre rappelle que la Belgique s'est engagée à conclure le budget 2012 avec un déficit de - 2,8 %. Tel est donc l'objectif du conclave qui débutera le 25 février. Olivier Chastel ajoute encore que les services de la Commission européenne seront tenus informés en détail du contenu des décisions du contrôle budgétaire.
 
Trends.be, avec Belga

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Réactions

Goldonomic.fr | 6 février 2012

Les chiffres sont faussés par une méthodologie biaisée. Inflation, chômage, croissance, PIB, etc. Nos dirigeants le savent bien. Ils mentent. Ils ne font que bricoler de semaine en semaine. Ils ont peur d'un soulèvement populaire, même si les médias font bien leur travail de division pour que cela n'arrive pas. Tout ça va mal finir. Pensez à votre éducation financière. Tout le monde doit s'y mettre.

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Cannelle1985 | 4 février 2012

Qu'on supprime de fait le Gouvernement provincial qui ne sert à rien, qu'on diminue le nombre d'hommes politiques, qu'on diminue les dotations royales puisqu'il paraît que le Roi est de gauche, qu'on arrête de donner des subsides énormes (payés par les communes donc le contribuable) aux clubs de food, de construire des terrains chauffants qui coûtent bien cher en entretien etc...qu'on arrête d'accueillir tous les étrangers car la PLUS GROSSE DEPENSE DES COMMUNES C'EST LE CPAS et PAS les employés administratifs (qui eux travaillent et qui eux paient leurs taxes ne l'oublions pas) Les DEPENSES CPAS n'arrêtent pas D'AUGMENTER à cause des ETRANGERS. Savez-vous que dans certaines communes il y a PLUS DE GENS QUI NE TRAVAILLENT PAS que de gens qui travaillent (Mollenbeek, Scaerbeek, et même Namur....) Ce n'est pas normal.

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Pol Itologue | 4 février 2012

Trouver quelques millions, c'est facile avec un peu de bonne volonté politique, et cela sans toujours puiser dans les poches des citoyens déjà trop pressurisés ? Quelques pistes : supprimer les 200.000 fonctionnaires de trop que compte notre pays, supprimer les provinces et tout leur appareil inutile (gouverneurs, parlements, gouvernements), renvoyer les délinquants étrangers purger leur peine dans leurs pays d'origine avec lesquels nous avons des accords pour ce faire (e.a. Maroc), supprimer les subventions à des tas de "machins" superflus qui ne servent qu'à caser des "copains", plafonner les pensions des fonctionnaires et des mandataires publics au niveau de celles des travailleurs, etc... Du pain sur la planche, non ? Et si on fait tout cela, on pourrait même penser à réduire les impôts et donc à créer des emplois !

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raymond.kempeneers | 3 février 2012

Prendre une décision dépend d'abord d'une bonne analyse. Quand l'analyse fouillée dépend d'hypothèses tellement volatiles comme aujourd’hui, il est logique de faire choix des hypothèses qui vont dans le sens de ses propres convictions et ses propres objectifs. Mais il faut décider, l’indécision étant pire que l’erreur délimitée. Et une fois décision prise, il faut vouloir en faire un succès, avec ardeur et persévérance, la saine réaction qui permet aussi de retrouver le succès après un échec. Il faut enfin pouvoir communiquer ses convictions et son enthousiasme à toute la communauté concernée. Convaincre et enthousiasmer, c’est sans doute ce qui manque le plus depuis longtemps pour rendre à la Belgique ce qui a fait la qualité de sa population et son dynamisme économique. Nos hommes politiques actuels en seront-ils capables ? RayKem

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