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lundi 21 mai 2012

Bons d’Etat : l’heure est à la détente

mardi 21 février 2012 à 12h48

Les bons d'Etat belges émis le 4 mars 2012 prochain profiteront d’un taux de 2,35 % (5 ans) et 3,10 % (8 ans). Du côté espagnol aussi, l’heure est à la détente sur les marchés, qui semblent ignorer la récente dégradation de la note ibère par Moody’s.

Le ministre des Finances Steven Vanackere et le Premier ministre Elio Di Rupo.

Le ministre des Finances Steven Vanackere et le Premier ministre Elio Di Rupo. © Image Globe/Eric Lalmand

Des taux de 2,35 % et 3,10 % pour les prochains bons d'Etat belges

 
L'Agence de la dette a communiqué mardi les coupons des bons d'Etat qui seront émis le 4 mars 2012 prochain, soit un taux de 2,35 % pour le bon d'Etat à 5 ans et un taux de 3,10 % pour le bon d'Etat à 8 ans. La période de souscription de cette première émission de bons d'Etat de l'année 2012 sera ouverte du 23 février au 2 mars inclus, avec versement des fonds le lundi 5 mars.
 
La précédente émission de bons d'Etat, fin 2011, avait été un réel succès et avait permis de lever plus de 5,72 milliards d'euros, un record absolu. Les taux proposés étaient alors plus élevés : 4 % pour le bon d'Etat à 5 ans et 4,20 % pour le bon d'Etat à 8 ans.
 
Les taux d'intérêt belges sur le marché secondaire sont en baisse depuis plusieurs semaines.
 

L'Espagne emprunte 2,5 milliards d'euros à court terme : les taux d'intérêt chutent

 
L'Espagne, de son côté, a levé mardi 2,5 milliards d'euros en bons à 3 et 6 mois, bénéficiant d'une forte demande et de taux d'intérêt qui ont chuté, passant sous la barre symbolique des 1 %, signe d'une détente des marchés.
 
Les investisseurs ont encore une fois été nombreux au rendez-vous, avec une demande dépassant les 14,8 milliards d'euros, ce qui a permis au Trésor, qui visait une fourchette de 1,5 milliard à 2,5 milliards, d'emprunter le maximum prévu, a indiqué la Banque d'Espagne.
 
Surtout, les taux d'intérêt concédés sont en nette baisse par rapport à la dernière émission similaire, le 24 janvier : ils sont désormais sous la barre symbolique des 1 %. Pour les bons à 3 mois, le taux moyen s'établit à 0,396 %, contre 1,285 % auparavant, tandis que, pour ceux à 6 mois, le taux est de 0,779 %, bien inférieur à celui de l'émission précédente (1,847 %).
 
L'Espagne a vu ses coûts de financement globalement baisser ces dernières semaines et en a profité parfois pour emprunter plus que prévu : elle a ainsi déjà bouclé plus d'un tiers (34 %) de son programme obligataire (à moyen et long terme) de 2012. C'est le signe de marchés plus détendus, notamment grâce à l'injection en décembre de liquidités par la BCE dans les banques de la zone euro, qui commencent certainement à utiliser cet argent frais dans les émissions obligataires.
 
Le marché semble aussi ignorer la décision de l'agence Moody's d'abaisser, la semaine dernière, la note souveraine de l'Espagne. Celle-ci a été dégradée de deux crans, à A3, dans le cadre d'une décision sanctionnant neuf pays de l'Union européenne susceptibles, selon elle, d'être affectés «par les risques financiers et macroéconomiques grandissants émanant de la crise de la zone euro».
 
Trends.be, avec Belga

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Réactions

ZZ6 | 22 février 2012

Les bons d'états sont réputés (purement psychologique^, ex:Grêce) plus sûr que les comptes épargnes. Une banque fait plus facilement faillite qu'un état (ex: kaupthing). Les gens qui ont beaucoup trop d'argent et ne savent pas quoi en faire (bourse pas sûre, immo pas sûr, épargne pas sûre, AV pas sûre, banques pas sûres) et ne veulent pas être limités à 100.000 EUR de garantie préfèrent mettre leur fortune dans des bons d'états. Ils sont même parfois prêts à acheter des bons avec un intérêts négatif (ex: allemagne récemment). Ils payent en quelque sorte la solidité du placement, pas sont rendement. Une façon de se prémunir d'éventuelles perte de capital.

Inapproprié?

strixbubo | 21 février 2012

Le rendement net de ces bons d'Etat doit tenir compte de l'inflation et du précompte. Calculer de dernier sur l'intérêt nominal et non le revenu réel est une véritable escroquerie dl'Etat et réduit le bénéfice à presque rien, voire à une perte. Dans ces conditions prêter à l'Etat relève du masochisme, de l'aveuglement ou de la complicité d'extorsion.

Inapproprié?

Max1 | 21 février 2012

Après déduction du précompte mobilier, c'est beaucoup moins que la plupart des comptes épargne.

Inapproprié?

 

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