mercredi 16 mai 2012

Dexia Banque : pourquoi a-t-on tant traîné ?

mercredi 01 février 2012 à 13h47

Plusieurs mois après le second sauvetage de Dexia Banque, le gouvernement vient – enfin – de s’accorder sur les noms des membres de son nouveau conseil d’administration. Ces longues semaines d’attente s’expliquent par des motifs politiques.

Alfred Bouckaert, président de Dexia Banque Belgique.

Alfred Bouckaert, président de Dexia Banque Belgique. © Image Globe/Dirk Waem

Le comité ministériel restreint a tranché mercredi matin le point relatif à la constitution du conseil d'administration de Dexia Banque Belgique. Ledit CA se compose de 10 membres.
 
Côté francophone : outre le président Alfred Bouckaert (déjà désigné en novembre dernier), le gouvernement a retenu Guy Quaden (ancien gouverneur de la Banque nationale de Belgique), Martine Durez (Bpost, Belgacom et membre du conseil de régence de la BNB), Serge Wibaut (BNP Paribas Fortis) et Pierre Francotte (Euroclear).
 
Côté néerlandophone : Marie Dequae (ex-Bekaert), Chris Sunt (avocat d'affaires), Lutgart Van den Berghe (Vlerick School, administratrice de Belgacom), Rudi Vander Vennet (professeur de l'Université de Gand) et Wouter Devriendt (ABN Amro).
 
Pour assumer ces nouvelles fonctions, Martine Durez devra démissionner du conseil de régence de la BNB et Serge Wibaut devra quitter BNP Paribas Fortis. Le gouvernement devra également demander au conseil de régence de la BNB une dérogation au délai de viduité pour Guy Quaden, c'est-à-dire le délai pendant lequel l'ancien gouverneur ne peut exercer une nouvelle fonction dans le secteur bancaire.
 
Ces 10 personnes constitueront les membres non exécutifs du conseil d'administration de DBB, qui compte également les neuf membres du comité de direction de la banque. Le président Alfred Bouckaert est en effet considéré comme non exécutif, ce qui permet de respecter la loi qui prévoit qu'il faut un administrateur non exécutif de plus que les membres exécutifs.
 

Dexia Banque : Laurette Onkelinx prend la mouche

 
Drôle d'histoire que celle des nouveaux administrateurs de Dexia Banque… Au départ, tout devait aller vite. Dès le mois d'octobre, juste après le deuxième sauvetage de la banque, Didier Reynders, alors ministre des Finances, avait mandaté le chasseur de têtes Egon Zehnder pour établir une liste de futurs administrateurs non exécutifs. Rapidement, le nom de Freddy Bouckaert (ex-Axa) a émergé pour assurer les fonctions de président de ce nouveau conseil. Le reste de l'équipe devait normalement être connu pour Noël.
 
Mais voilà. Jusqu’à mercredi, pas de fumée blanche. Le problème ? La short list des candidats dressée par Egon Zehnder. Elle ne contenait «que» neuf noms (pour neuf sièges), parmi lesquels on retrouvait notamment ceux de Martine Durez, Bruno Colmant (Roland Berger, ex-Ageas) ou encore Serge Wibaut (BNP Paribas Fortis).
 
Inacceptable pour Laurette Onkelinx : le gouvernement ne doit pas être mis devant le fait accompli. Pas question pour la vice-Première socialiste de se contenter de ratifier une liste établie par Freddy Bouckaert après en avoir discuté avec le chasseur de têtes. Celle-ci doit être élargie à d'autres noms pour tenir compte, notamment, des équilibres linguistiques. Bref, on était repartis pour un tour.
 
Voici peu, plusieurs sources indiquaient par ailleurs que le Parti socialiste exigeait de modifier la liste dressée par Egon Zehnder en concertation avec Alfred Bouckaert. Le PS voulait ainsi réintégrer une personne retenue dans la liste de 25 noms mais qui a été «sortie» de la liste finale de neuf noms. Une exigence qui avait le don d’irriter d'autres partis du gouvernement… et qui expliqueraient aussi le retard mis à aboutir à un accord.
 
Dommage pour la banque qui, quatre mois après avoir été rachetée par l'Etat, ne disposait toujours pas d'une équipe pour fixer le cap. Des décisions importantes devaient pourtant être prises. Décisions qui relèvent du conseil d'administration. A commencer, bien sûr, par le choix d'un nouveau nom, censé redorer le blason de la banque et lui insuffler une nouvelle dynamique commerciale.
 
Trends.be, avec Sébastien Buron et Belga

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Réactions

QueSeVayanTodos | 2 février 2012

LA PART ILLÉGALE DE LA DETTE SOUVERAINE OU COMMENT <<DURANT LA PÉRIODE "EN AFFAIRES COURANTES" LE PREMIER MINISTRE DÉMISSIONNAIRE ET SON MINISTRE DES FINANCES ONT TRAHIT LE PEUPLE EN SE VENDANT A LA FINANCE ! Pendant que ces prévaricateurs patentés se crêpe le chignon pour se répartir les juteux postes laissés vacants, voici ce que l'on ne nous dit pas ! C'est un peu aride, mais ça mérite d'être lu jusqu'au bout. Saviez-vous que le CADTM intentait un recours devant le Conseil d’État belge afin d’annuler l’arrêté royal du 18 octobre 2011 octroyant une garantie d’État à certains emprunts de Dexia SA et Dexia Crédit Local SA. Le montant couvert par cette garantie s’élève à 54,45 milliards d’euros (sans compter les intérêts et accessoires), soit l’équivalent de 15% du Produit Intérieur Brut (PIB) de la Belgique ! Soulignons que l’État français, qui garantit conjointement avec la Belgique et le Luxembourg les emprunts de Dexia SA et Dexia Crédit local SA pour un montant total de 90 milliards d’euros (dans le cadre de la deuxième opération de sauvetage du groupe Dexia survenue en octobre 2011), s’est engagé pour une somme nettement inférieure : 32,85 milliards d’euros ce qui représente moins de 2% de son PIB. Pourquoi il faut annuler cette garantie ? Sur le plan économique, notons d’abord que le simple octroi des garanties entraîne une augmentation du coût du refinancement de la dette car les marchés exigent une rémunération plus élevée pour prendre en compte le risque représenté par l’activation possible des garanties. Ensuite en cas d’activation, cette garantie va aggraver considérablement l’état des finances publiques de la Belgique en raison de son montant excessif. Pour financer l’activation des garanties, l’État belge devra recourir à des emprunts supplémentaires, ce qui augmentera automatiquement la dette publique belge. Les marchés exerceront un chantage renforcé sur la Belgique en exigeant des intérêts toujours plus élevés. Cela amènera la Commission européenne à exiger de nouvelles mesures d’austérité contre la population. Comme si cela ne suffisait pas, l’octroi de cette garantie n’est subordonnée à aucune condition réelle. L’arrêté royal précise d’ailleurs que « la garantie est payable à première demande ». Cet arrêté renforce ce qu’il est convenu d’appeler l’aléa moral (voir plus loin). Sur le plan démocratique, l’arrêté royal constitue un véritable danger car il confère au Ministre des Finances le pouvoir jusqu’en 2021 de conclure en toute opacité et en-dehors de tout contrôle parlementaire des conventions de garanties avec certains créanciers de Dexia SA et Dexia Crédit local SA (que le ministre désigne lui-même) qui peuvent produire leurs effets jusqu’en 2031. Pourquoi l’arrêté royal octroyant cette garantie de l’État belge est illégal ? En fait, cet arrêté est illégal pour cinq raisons principales : 1) Il viole le principe de la séparation des pouvoirs et plusieurs articles de la Constitution belge. La garantie d’État accordée à Dexia n’a jamais été soumise au vote du Parlement fédéral alors qu’elle relève normalement de sa compétence. Soulignons qu’en France, une loi sur ces garanties a été votée par le Parlement le 2 novembre 2011. Bien que l’article 105 de la Constitution belge autorise le législateur à déléguer au Roi des pouvoirs spéciaux, ces pouvoirs ne peuvent cependant pas être attribués dans des matières réservées et doivent, selon la section de législation du Conseil d’État, être strictement encadrés. Ainsi, les pouvoirs spéciaux ne peuvent, par exemple, être pris qu’après que le Parlement ait constaté l’existence de circonstances exceptionnelles ou des circonstances de crises et ils ne peuvent s’exercer que de manière temporaire. Or, cet arrêté royal ne respecte pas ces conditions car d’une part, c’est le Roi et non le Parlement qui a constaté l’existence de circonstances exceptionnelles et d’autre part, ces pouvoirs spéciaux peuvent produire leurs effets jusqu’en 2031. Le caractère temporaire de l’exercice des pouvoirs spéciaux n’est donc pas respecté. 2) Il viole le principe général de droit selon lequel la compétence de l’Exécutif est limitée aux affaires courantes. Cet arrêté a été pris au moment où le gouvernement était encore en affaires courantes. Or, la garantie en question qui engage potentiellement l’État belge pour vingt années sur une somme supérieure à 54 milliards doit être considérée comme éminemment politique et ne relève pas de la définition des affaires courantes. 3) Il viole l’article 3 des lois coordonnées sur le Conseil d’État. Même en invoquant l’urgence pour prendre l’arrêté, le Roi avait également l’obligation de demander l’avis de la section de Législation du Conseil d’État. Or, il ne l’a pas fait. Considérant que la consultation de la section de Législation du Conseil d’État constitue une formalité substantielle prévue à peine de nullité, l’arrêté royal est donc nul et non avenu. 4) Il viole le principe de publicité du budget de l’État. L’article 36/24 de la loi du 22.2.1998 fixant le statut organique de la banque nationale (telle que modifiée par l’arrêté royal du 3.3.2011), sur lequel le Roi s’est fondé pour prendre cet arrêté royal, prévoit qu’il faut également un avis préalable de la banque nationale. Or, cet avis n’a pas été publié. De plus, aucune disposition légale ne semble obliger le Gouvernement à rendre public le contenu des conventions que signera le Ministre des Finances en application de l’arrêté attaqué. 5) Il viole l’article 36/24 de la loi du 22.2.1998 fixant le statut organique de la banque nationale, telle que modifiée par l’arrêté royal du 3.3.2011 ainsi que plusieurs articles de la Constitution belge. Aux termes de l’article 36/24 de la loi du 22.2.1998, le Roi peut en cas de « crise soudaine sur les marchés financiers ou menace grave de crise systémique » exercer des pouvoirs spéciaux. La question est dès lors de savoir si la garantie attaquée était rendue nécessaire pour la préservation de la stabilité du système financier belge. Pour répondre à cette question, il faut prendre en compte les effets raisonnablement prévisibles engendrés par cette garantie. Nous pouvons identifier deux effets majeurs. Primo, la création d’une dette potentielle allant jusqu’à plus de 54,45 milliards d’euros, via l’activation de la garantie du même montant. Ce qui entraînera très probablement des pressions de la Commission européenne et des marchés financiers pour que la Belgique réduise cette dette publique et adopte des mesures d’austérité qui frapperont de plein fouet la population. Secundo, cet arrêté provoque, comme mentionné plus haut, un aléa moral, l’aléa moral étant la possibilité qu’un assuré augmente sa prise de risque par rapport à la situation où il supporterait entièrement les conséquences négatives d’un sinistre. Car en habilitant le Ministre des finances à garantir sans réelle condition les créances sur Dexia SA et Dexia Crédit Local SA, l’arrêté royal envoie un signal clair aux organismes financiers tentés dans le futur par une spéculation pouvant potentiellement leur rapporter de forts gains. Il leur indique, en effet, que les pouvoirs publics interviendront toujours en dernier ressort. Il provoque ce faisant un aléa moral. Cet arrêté royal permet dès lors de garantir des pratiques qui ont contribué très largement à provoquer la crise et qui, en étant maintenues, entraînent au minimum une prolongation de celle-ci et, au pire, son approfondissement. Il incite les banques et organismes financiers privés, se sachant protégés par l’État belge, à chercher à améliorer leur marge de profit sans changer leur comportement à haut risque. Dans ces conditions, les institutions financières privées n’assainiront pas leurs comptes, d’autres sauvetages bancaires sont à prévoir. NOTEZ BIEN QUE LE RECOURS EN ANNULATION NE CONCERNE PAS LA NOUVELLE BANQUE DEXIA DE BELGIQUE; Selon Jos Clijsters, président du comité de direction de Dexia Banque Belgique, « est dorénavant une banque autonome, dont les actions ne sont pas cotées en Bourse et qui est détenue à 100 % par l’Etat fédéral au travers de la Société fédérale de participations et d’investissement. En terme d’actionnariat, Dexia Banque Belgique n’a donc plus aucun lien avec le groupe Dexia, dont l’action est toujours cotée en bourse.» (fin de citation). Quelles sont les alternatives aux garanties octroyées à Dexia SA et à Dexia Crédit local SA ? Les associations requérantes sont pleinement conscientes de la menace que représentait la faillite de Dexia avec ses répercussions sur tout le système financier, et par conséquent de la nécessité pour l’État belge d’agir rapidement. Mais les garanties octroyées ne règlent pas le problème, elles l’aggravent. C’est pourquoi il est indispensable d’annuler l’arrêté royal du 18 octobre 2011. Le manque absolu de transparence dans l’organisation du sauvetage de Dexia ne permet pas en l’état actuel d’avancer de manière précise les mesures alternatives que l’État aurait du prendre à l’époque. Ce recours en annulation vise donc également à lancer un réel débat démocratique qui sera l’occasion d’avancer de véritables alternatives. Il faut sortir du cercle vicieux du sauvetage des banques entraînant une augmentation illégitime de la dette publique. La crise montre clairement que des changements structurels sont absolument indispensables pour sortir d’une situation dans laquelle les responsables du désastre restent impunis, la recherche du profit privé maximum prime, les droits économiques et sociaux de la majorité de la population sont systématiquement écornés et la démocratie bafouée. ALORS, IRRESPONSABLE LA GRÈVE ? MAIS C'EST D'UNE RÉVOLUTION DONT NOUS AURIONS BESOIN POUR NOUS SORTIR DE LA !

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burubu | 1 février 2012

sI la politique s'en mêle, on retombera dans les mêmes erreurs du passé: nominations partisanes, cumul des mandats ,bonus généreux et incompétences dans le domaine financier. Deplus DEXIA nationalisé sera pointé du doigt par l Europe pour concurrence déloyal et le prix payé par le gouvernement belge est un hold up pour les actionnaires lésés dans cette transaction: si l'état belge n'était pas capable de donner le juste prix ,il devait émettre un outil financier qui donnerait aux anciens actionnaires la possibilité de profiter d'une plus value éventuelle lors de la revente DEXIA

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delvaux6 | 1 février 2012

ceci dit, si prestigieux soit-il, ce n'est pas le rôle d'un chasseur de tête de finaliser une liste restreinte. Laissions le politique jouer son rôle à savoir de choisir parmis les candidats sélectionnés par des profesionnels et en concertations avec le Président, ceux qui assumeront la tâche. Allez au travail maintenant! A+

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