mercredi 16 mai 2012

Spécial immobilier : notre conseil ? Attendez 10 ans !

mardi 04 mai 2010 à 17h26

Quand la valeur de référence d’un type de bien augmente en moyenne de 50 % ou davantage en un an, c’est qu’il y a réellement une pénurie de l’offre locale par rapport à la demande insistante… Troisième étape de notre dossier spécial en marge de la sortie, ce jeudi 6 mai, du «Guide immobilier 2010» de Trends-Tendances.

[Demain : les communes les moins chères, par segment de biens]

© Montage Thinkstock/PG

Quand la valeur de référence d’un type de bien augmente en moyenne de 50 % ou davantage en un an, c’est qu’il y a réellement une pénurie de l’offre locale par rapport à la demande insistante. Et à Rendeux, Tinlot, Somme-Leuze et Aubel, ce fut bien le cas en 2009, même si l’activité locale n’a pas dépassé la vingtaine d’échanges pour chaque localité citée.
 
Attention, cependant : le ressac pourrait être aussi rapide, comme c’est le cas cette année pour Soumont, Hamoir, Anthisnes et Aywaille. Là, après une augmentation des prix excessive ces derniers temps, la loi de l’offre et de la demande a repris très justement le dessus, plombant le marché local pour quelques mois encore.
 
D’où notre conseil d’attendre cinq ans – voire 10 ans, comme nous vous proposons de le faire dans le magazine Trends-Tendances de ce jeudi 6 mai – pour prêter quelque signification à ces hausses et ces baisses anormalement élevées.
 
A ce petit exercice plus significatif, les bonifications atteintes par endroit sur cinq ans ont de quoi faire pâlir d’envie les investisseurs prudents : les hausses atteignent de 150 % à 250 % en moyenne selon les segments de biens. Avec, pour les maisons, des pics de près de 200 % à Bruxelles (Ixelles) et de 150 % à en Wallonie (Lens, Hinaut), et, pour les terrains, des valorisations impressionnantes atteignant les 300 % à Manage et Fexhe-le-haut-Clocher.
 
Haut, le clocher… Reste à voir s’il restera bien accroché ou si plus dure sera la chute des valeurs d’ici quelques mois. Avec seulement 12 ventes annuelles, le marché local peut, de fait, subir un rapide ressac.
 
Philippe Coulée
 
 
 
 © Trends-Tendances/SPF Economie/avril 2010

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