mercredi 16 mai 2012

Immobilier : les perspectives pour 2012

mardi 14 février 2012 à 15h40

La fédération des notaires n’a pas livré que ses (nombreux) chiffres pour le marché immobilier en 2011. Elle a également révélé ses perspectives pour 2012 : les deux menaces qui planent sur le marché… et les deux raisons d’espérer.

© Thinkstock

Les risques qui planent sur le marché immobilier belge…

 
Dans le cadre de leur étude sur le marché immobilier en 2011, les notaires pointent, d’une part, des risques :
 
1. Fiscalité immobilière. La crise de la dette publique et la recherche systématique, par le gouvernement, de nouveaux revenus risque de se répercuter dans la fiscalité immobilière, prévient la Fédération royale du notariat belge. «L’aide au logement sous toutes ses formes risque de changer, l’Etat ayant de moins en moins les moyens d’aider.»
 
2. Taux d’emprunt. Le retournement du marché immobilier «pourrait être sensible en cas de remontée des taux d’intérêts longs, qui entraînerait celle des taux d’emprunt, ce qui pour l’instant n’est pas le cas, la Belgique bénéficiant de la confiance des investisseurs.»
 

… Et les aspects positifs du secteur immobilier pour 2012

 
Les notaires pointent cependant plusieurs aspects positifs pour 2012 :
 
1. Taux d’intérêt bas. «Comme les années précédentes, les taux d’intérêt sont restés très bas. Lors de très nombreux actes d’achat, les notaires ont pu constater que les taux d’intérêt dont bénéficient nos clients-emprunteurs sont inférieurs ou légèrement supérieurs à l’inflation (3,5 % en 2011).»
 
Les chiffres de l’Union professionnelle du crédit pour 2011 indiquent que le nombre de crédits logement (325.000 soit 18 % de plus qu’en 2010) et le montant (plus de 27 milliards d’euros empruntés) est un record sans précédent. «Par ailleurs, les banques étant de plus en plus prudentes dans l’octroi des crédits, ceci a pour effet d’éviter l’emballement du marché.»
 
2. L’évolution démographique à Bruxelles. Les projections de l’Institut bruxellois de statistiques et d’analyse réalisées en mai 2010 prévoient une augmentation de 200.000 habitants d’ici 2020, rappelle la FRNB. En 2011, 19.000 habitants supplémentaires se sont installés à Bruxelles, dont une grande partie ont été comptabilisés sur les territoires de Bruxelles ville, Ixelles, Schaerbeek, Anderlecht et Molenbeek.
 
«La croissance démographique que constitue donc un défi pour le logement. Face à une éventuelle pénurie, un investissement dans l’immobilier reste donc un placement sûr, si l’on est vigilant à la solvabilité de ses locataires.»
 

Conclusion des notaires : l’activité immobilière, donc les prix, continueront d’être soutenus en 2012

 
Les aspects énumérés ci-dessus «devraient continuer à soutenir l’activité immobilière, le nombre de transactions et donc les prix», conclut la fédération notariale. Sans oublier un élément des plus basiques : «Pour le plus grand nombre d’acquéreurs, l’achat immobilier répond à un besoin, le logement, avant d’être un placement ou un investissement spéculatif.»
 

Les raisons de l’engouement belge pour l’immobilier, selon les notaires

 
Outre l’attachement historique du Belge à l’investissement immobilier,la Fédération royale du notariat belge avance plusieurs raisons pour expliquer le succès de ce marché en Belgique, et notamment à Bruxelles.
 
Parmi celles-ci, citons la très faible rémunération de l’épargne, qui attire de plus en plus d’investisseurs, ainsi que la très petite confiance des citoyens dans la volatilité des actions et des obligations, quia pour conséquenceque beaucoup se reportent vers l’immobilier, qui a une grande capacité à résister à des corrections. «En effet, quand les placements boursiers augmentent, l’immobilier augmente moins et quand les Bourses diminuent, l’immobilier diminue moins. La volatilité de l’immobilier est donc plus relative.»
 
La «pierre» comme valeur refuge, qui fait d’elle un investissement apprécié des épargnants «car il est le seul à pouvoir s’effectuer à crédit, contrairement à toutes les autres formules de placements mobiliers (actions, obligations, assurance-vie), pointe encore la FRNB. Grâce au prêt bancaire, il est possible de se constituer progressivement un patrimoine au fur et à mesure des remboursements du prêt. Le recours au crédit est aujourd’hui d’autant plus intéressant que les niveaux des taux d’intérêts sont toujours historiquement bas.»
 
En outre, les loyers perçus auprès du locataire permettent de couvrir une partie des mensualités. L’immobilier «valeur refuge» permet ainsi de mettre ses avoirs à l’abri en temps de tempête boursière et de les faire fructifier.
 
La préoccupation de la retraite ferait, selon les notaires, de l’investissement immobilier une «carte maîtresse» en la matière : «Non seulement comme garantie de la sécurité mais également comme return financier. Ces loyers deviennent en effet des revenus complémentaires bien utiles pour maintenir le niveau de vie lors de la retraite.»
 
Sans oublier l’«effet de levier» : «Etre propriétaire d’un bien se compose d’un revenu locatif et d’une plus-value à long terme. Pour optimiser l’un et l’autre, le choix du logement est déterminant : le «coup de cœur» est à éviter en matière d’investissement locatif, prévient la fédération notariale. Le mode de financement du bien joue également un grand rôle dans la rentabilité de l’opération. L’emprunt peut, en effet, améliorer le taux de rentabilité par «l’effet de levier». Selon un principe simple : «Le levier sera positif si le taux d’intérêt du prêt est inférieur au taux de rentabilité économique (taux de rendement locatif + taux de plus-value) de l’investissement.»
 
Enfin, l’achat immobilier profite de la bonne protection légale du marché résidentiel. «De manière générale, le marché immobilier résidentiel est relativement protégé en Belgique : abattement en matière de droits d’enregistrement, déductibilité des crédits hypothécaires sur le logement, absence de taxe sur la plus-value dans la vente de son logement (contrairement à l’immobilier de placement où la plus-value est taxée en cas de vente dans les cinq ans de l’achat).»
 
Trends.be

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Réactions

ZZ6 | 17 février 2012

A non, ton banquier prends presque 6% sur un 125% à 25 ans...tu lui filerais 520.000....clair...il a le sourir

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ZZ6 | 17 février 2012

Quand tu files ton pognon à ton banquier (442.000 EUR d'intérêts si j'achète sur 25 ans) plutôt qu'à un particulier (270.000 EUR de loyers), il y a des chances pour qu'il ait le sourir. Je le vois mal te dire "tu sais, en regardant les chiffres en face, il a raison" alors que tu as l'intention de l'aider à obtenir un bon bonus cet année.

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N1DJARD1 | 17 février 2012

Perso, rien que le fretillement de la signature de l'acte prevu en avril, me fait dire que le futur va etre plein de challenges! La vie est belle Kevin profites en grace a ton compte epargne tu es a l’abri et n'oublie surtt pas de payer ton loyer le mois prochain! PS: Cette discussion aura eu l'honneur de faire rire mon banquier hier et mes pottes ce we...On aura une pensee pr toi. PPS: tu ne veux pas me donner l’adresse de ton proprio? Jamais eu d’indexation ca sent la belle affaire ca ! ;-) A ds 10 ans peut etre!

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ZZ6 | 17 février 2012

Actuellement, c'est un fait, il est plus intéressant de louer sa résidence principale que d'acheter. J'ai donné des chiffres concrets me concernant, et c'est encore plus vrai pour ceux qui louent depuis longtemps (je loue depuis 2007, presqu'au sommet de la bulle des loyers). En 2007 j'étais dans un appartement qui "vaudrait" actuellement 200.000 EUR et que je louerais actuellement 390 EUR (charge et eau comprise) si j'y étais resté. en faisant les même calculs j'arrive aux même conclusions: après 25 ans, la différence location/achat me donne 360.000 EUR sur un compte épargne contre 330.000 dans la brique en imaginant que la brique continue à grimper d'au moins l'inflation ET que mes loyers soient indexés (ce qui par ailleurs n'a jamais été le cas). 100.000 si on imagine une très probable voir certaine correction immobilière d'ici 25 ans. Si maintenant tu veux contester cet état de fait par une soit-disant épargne totalement volatilisée (en belgique les comptes sont couvert jusqu'à 100.000 EUR, tu ouvres 3 ou 4 comptes et le tour est joué), libre à toi. Les chiffres sont là, libre à chaccun de faire ses calculs. Rien ne m'empêche non plus d'investir en bourse ou dans d'autres placements de ce genre et faire monter mon capital à 2 ou 3 millions voir plus sur 25 ans avec des risques identiques à l'immobilier (intérêts et capital non garanti), mais plus de flexibilité/réactivité. La croyance que la brique c'est du concret, et que ça ne disparait pas avec les crises (ni un bombardement?), n'est rien d'autre....qu'une croyance et un non-sens. On peut tenir le même raisonnement avec un simple caillou rammassé à la plage. Mettre 1 million dans un caillou et se rassurer en se disant que même si on perd de l'argent, le caillou sera toujours là...que c'est du concret....c'est absurde.

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N1DJARD1 | 16 février 2012

La ou tu vois une descente continue moi je vois des hauts et des bas qui menent a des opportunités…j’ai eu du bol en 2006 avec la baisse des OLO ? et pq pas en 99 ? ensuite ca remonte… ensuite mi 2005 bingo ensuite ca remonte… et enfin Q3 2011 j’aurais du un peu avancer la signature… maintenant ca remonte… et crois moi si l’Iran ramasse tu peux encore attendre lgtps avant de redescendre… Lehman etait aussi une banque privee…Et oui le client private qui possedait 1Mn sur son compte epargne (heureusement ils ne sont pas ts comme toi) a pu faire une croix dessus…Par contre le private qui avait un immeuble amorti et bien il est occupe a acheter aux USA pr le moment… :-))) Comme dis plus tot (tu peux aussi lire mes postes) « Au fond de moi » (c’est beau…) je desire un eclatement…pcq je saurai tirer profit de cette belle opportunité et surtt pcq je sais pertinemment bien que toi et les autres 95% n’auront ni l’experience, ni le courage de vous lancer… tu sais pq ? pcque ca va encore baisser ! (tu penses ca fait 20ans que ca baisse!)... ... ...cheers!

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