mercredi 16 mai 2012

Immobilier : Bruxelles structure son avenir

vendredi 03 février 2012 à 08h27

Le gouvernement bruxellois a adopté l'avant-projet de Plan régional d'affectation du sol démographique. Et fixé, au passage, des balises plus précises pour la transformation du plateau du Heysel et l'aménagement de Delta.

© Thinkstock

Le gouvernement bruxellois a fixé jeudi les limites qu'il entend fixer aux futurs (ré)aménagements de l'espace disponible dans la capitale. Objectif : gérer dans les meilleures conditions les transformations de la ville dictées par l'augmentation sensible de la population.
 
Il l'a fait en adoptant l'avant-projet de Plan régional d'affectation du sol (PRAS) démographique, dans lequel il a aussi fixé des balises plus précises pour la transformation du plateau du Heysel et de l'aménagement de la zone d'intervention prioritaires Delta.
 

Heysel : 72.000 m² pour la construction d'un pôle commercial

 
Au Heysel, il prévoit de réserver 72.000 m² pour la construction d'un pôle commercial, que le PRAS actuel (datant des années 1990) n'autorise pas. Actuellement, près de 4,5 millions de visiteurs fréquentent chaque année ce site au travers du tourisme de loisirs ou de congrès. C'est une des raisons pour lesquelles le gouvernement régional l'a identifié comme une des zones susceptibles d'accueillir des équipements qui maintiendront Bruxelles à un haut niveau dans la course à l'attractivité entre les métropoles européennes.
 
Comme attendu, le document adopté permettra d'autoriser la construction d'une salle de congrès de 3.500 places et d'une grande salle de spectacle indoor. Le projet de réarrangement Neo, en gestation, devra en outre intégrer la réalisation de minimum 750 logements, un pôle de loisirs et de culture, la promenade verte, une bonne accessibilité pour les usagers faibles, le développement de l'offre en transport en commun, tout en restant compatible avec la présence d'un stade de football, etc.
 

Delta : Chirec et Commission européenne… ou du logement prioritaire

 
Pour ce qui concerne la zone Delta, les affectations actuelles des terrains en zone de chemin de fer et d'industries urbaines ne permettent pas le développement futur de la zone tel que l'envisage la Région bruxelloise.
 
Certaines options, telles que l'arrivée du centre hospitalier du Chirec et l'intérêt de la Commission européenne pour développer un pôle de bureaux complémentaires sont intégrées dans les orientations (une zone d'équipement et une zone administrative) que le gouvernement Picqué est disposé à fixer.
 
Celui-ci a également prévu que la zone Delta devra prioritairement accueillir du logement si l'implantation de la Commission européenne à cet endroit ne devait pas aboutir.
 

Bruxelles : création de zones d'entreprises en milieu urbain

 
A l'échelle de la Région, comme Charles Picqué l'avait annoncé mercredi, le futur PRAS donnera les moyens réglementaires d'accroître les espaces réservés au logement pour faire face au boum démographique via la création de zones d'entreprises en milieu urbain (ZEMU). Il s'agit d'y faire coexister la présence en nombre élevé de logements avec des activités économiques compatibles (santé et recherche, économie verte, tourisme et patrimoine, services aux entreprises et aux personnes, construction, artisanat, services techniques).
 
Une autre modification concerne les zones de forte mixité où le gouvernement Picqué veut faire passer de 35 % à minimum 50 % la superficie de logements dans les friches à réaffecter. Enfin, le futur PRAS visera à faciliter la transformation de bureaux désaffectés en logements.
 
Trends.be, avec Belga

Plus sur: , , , ,

   

Réagir

Attention: Il n'est pas possible de réagir de manière anonyme. Votre nom d'utilisateur apparaîtra au-dessus de votre réaction.

Pour pouvoir placer une réaction, vous devez être enregistré :

Pub & Buzz

E-Trends

People

Politique économique

Immo

High-Tech

Banque et finance

Entreprises

 

Reportages

 RURALE ET CONTEMPORAINE
Ou l’inverse. Tel est le visage de cette habitation qui prend pied au cœur de l’Ardenne et s’ouvre au paysage et à l’architecture d’aujourd’hui. C’est aussi un bel exemple d’autoconstruction.
 LE PASSIF, PLUS CHER ? FAUX !
Les concepteurs de ce quartier durable et éco-construit ont voulu prouver que la construction de maisons passives évolutives n’est pas plus chère que la construction dite traditionnelle. Démonstration à Tournai, au lieu-dit Pic au Vent.
 PEU ÉNERGIVORE ET (QUASI) AUTO-CONSTRUITE
Rares sont les habitations placées sous le signe de l’utilisation rationnelle et efficace de l'énergie.
 COMPACTE MAIS SPACIEUSE
Les jeunes propriétaires vivaient précédemment dans une vieille maison quatre façades, sombre et difficile à chauffer.
 DU CONCEPT À LA LIVRAISON
Helga et Marc habitent depuis peu une maison passive, construite en ossature bois.