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vendredi 10 février 2012

Dragonfly, la tour nourricière

jeudi 22 avril 2010 à 11h47

Cette libellule d’acier et de verre n’est pas une utopie d’architecte. C’est un prototype de ferme verticale, du nom de Dragonfly, pensé initialement pour New York : avec ses 600 m de haut sur 50 de large, cette tour de 575.000 m² est conçue pour accueillir des logements et des bureaux pour 45.000 habitants, ainsi que des champs agricoles, des enclos d’élevage, des balcons suspendus pour les cultures hors-sol, des bassins de pisciculture, des vergers. De quoi nourrir 150.000 personnes !

Cette libellule d’acier et de verre n’est pas une utopie d’architecte. C’est un prototype de ferme verticale, du nom den Dragonfly.

Cette libellule d’acier et de verre n’est pas une utopie d’architecte. C’est un prototype de ferme verticale, du nom den Dragonfly. © VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES

En dépit du coût de la construction _ 1.200 euros le mètre carré _, la ferme Dragonfly intéresse aujourd’hui des investisseurs pour Kuala Lumpur, en Malaisie, mais dans une version «allégée» de 150.000 m² (soit 180 millions d’euros d’investissement).

«Le dépôt du permis de construire ne devrait pas tarder, et, si tout se passe bien, la tour pourrait être opérationnelle en 2020», se réjouit Vincent Callebaut (32 ans), l’architecte belge à l’origine du projet. A 32 ans, lauréat de plusieurs concours internationaux, il est l’un des plus talentueux maîtres bâtisseurs de la nouvelle génération. Son cabinet, basé en France : un réseau d’une dizaine de jeunes talents issus de tous les continents.

Parmi leurs projets : une ferme maritime (Physalia) et une ville flottante à moitié immergée (Lilypad) à laquelle des municipalités du Moyen-Orient, Monaco et même Marseille s’intéressent. Tous sont conçus pour être autosuffisants. Dans le cas de Dragonfly, les eaux de pluie sont récupérées, de même que les eaux usées, traitées et réinjectées dans la tour. Les déchets sont recyclés et servent à enrichir les terres cultivées. L’énergie calorifique est récupérée via la double peau de verre qui recouvre la serre centrale, puis utilisée pour chauffer une partie de l’immeuble. La moitié de l’électricité nécessaire au fonctionnement de l’ensemble est produite par trois éoliennes hautes de 50 m, l’autre moitié, par un bouclier photovoltaïque recouvrant l’aile sud de la tour.

Q. D.

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