mercredi 16 mai 2012

Crédit hypothécaire : toutes les nouvelles tendances

jeudi 23 février 2012 à 11h09

Les Belges compensent l’augmentation du prix des habitations par des montants d’emprunt supérieurs, des apports personnels plus élevés et un taux de base plus bas, indique une étude du spécialiste Immotheker.

© Thinkstock

Comment évolue le crédit habitation des Belges en temps de crise ? Immotheker pose la question en interrogeant 5.000 de ses clients et en comparant les grands changements entre 2007 (avant la crise) et aujourd’hui. Dans cette étude, Immotheker distingue cependant les célibataires et les couples, les starters (ceux qui achètent une habitation pour la première fois) et les cavaliers (ceux qui vendent une habitation qui leur appartient pour en acquérir une nouvelle).
 
Conclusion : les Belges contractent un emprunt 6 % plus important que cinq années auparavant pour acquérir leur propre habitation. La durée d’emprunt moyenne reste presque inchangée (24,6 ans en 2011 contre 24,8 ans en 2007).
 
Une fois tous les calculs faits, les Belges paient – malgré leur emprunt supérieur – chaque mois en moyenne le même montant que cinq ans auparavant. Ceci s’explique notamment, selon Immotheker, par le fait qu’ils déboursent des apports personnels supérieurs pour leur projet et que le taux de base moyen est passé de 4,60 % à 3,82 %. «Les Belges font donc preuve de créativité étant donné les conséquences du climat économique capricieux. A condition de faire les bons choix, leur habitation reste finançable et ils peuvent donner corps à leur rêve de briques.»
 
Voici les principales tendances observées par Immotheker sur le marché immobilier belge.
 

Tendance n° 1 : les Belges investissent 20 % de capital propre en plus dans leur habitation

 
Selon l’enquête d’Immotheker, les Belges déboursent 15.000 euros en plus de leur propre capital qu’il y a cinq ans pour acheter leur habitation. En 2011, les Belges ont investi 84.467 euros, soit 21 % de plus que le capital propre dépensé en 2007, à savoir 69.850 euros.
 
La situation des couples. Aujourd’hui, les couples de starters dépensent 17 % de capital propre de plus qu’il y a cinq ans. L’investissement des starters est ainsi passé de 59.000 euros à 69.000 euros. Pour les couples de cavaliers, le capital propre déboursé a augmenté encore un peu plus, à savoir de 18 %. Leur apport est ainsi passé de 140.000 euros à 165.000 euros en cinq ans.
 
La situation des célibataires. Le célibataire starter investit aujourd’hui en moyenne 6,5 % de capital propre en plus qu’il y a cinq ans. Il met en moyenne 66.000 euros à lui sur la table (contre 62.000 euros en 2007). La situation du célibataire cavalier est tout autre : il investit 33,6 % de capital propre de plus qu’en 2007. Son apport personnel est ainsi passé de 110.000 euros en 2007 à 155.000 euros en 2011.
 

Tendance n° 2 : l’emprunt habitation sur 30 ans gagne en popularité

 
La popularité croissante des emprunts habitation à long terme est connue de tous depuis plusieurs années. Avec la crise financière de 2008, de plus en plus de gens ont opté pour des emprunts à 30 ans. Cette année-là, 35 % des emprunts Immotheker avaient cette durée. Ce pourcentage s’est maintenu les deux années suivantes mais, depuis 2011, l’emprunt habitation à 30 ans a encore progressé, si bien qu’il représente désormais 40 % des emprunts totaux.
 
Immotheker ne prévoit cependant pas d’augmentation de ce pourcentage, «car les Belges achètent une habitation à un âge de plus en plus avancé. Aujourd’hui, l’âge moyen d’acquisition d’une première habitation est de 34 ans (contre 31 ans quelques années plus tôt).»
 

Tendance n° 3 : le montant du remboursement mensuel a atteint un plafond

 
En 2011, les Belges ont payé en moyenne 926 euros par mois pour leur emprunt habitation, soit à peine 4 euros de plus que cinq ans auparavant.
 
«Plus surprenant encore, nous avons remarqué que le montant remboursé mensuellement par les propriétaires isolés a légèrement diminué. Nous en concluons donc que la charge de remboursement mensuelle a atteint son plus haut plafond. Une autre raison qui nous le fait penser est la progression limitée des salaires moyens réels entre 2007 et 2011 (à savoir de 2.877 à 2.961 euros).»
 

Tendance n° 4 : les Belges n’empruntent que ce dont ils ont besoin

 
De moins en moins de Belges empruntent plus que le montant strictement nécessaire pour l’achat de leur habitation. Alors qu’en 2007, près d’un Belge sur quatre empruntait un montant supplémentaire pour couvrir les frais d’acquisition, ce pourcentage est tombé à 8 % en 2011. «Il apparaît donc que les Belges financent presque toujours les frais d’acquisition sur leurs propres deniers.»
 

Quelques différences de tendances frappantes entre couples et célibataires

 
1. L’emprunt habitation des couples a plus progressé que celui des célibataires. Ces cinq dernières années, l’emprunt habitation moyen d’un célibataire n’a augmenté que de 2,5 % (125.000 euros contre 122.000 euros en 2007). Chez les couples, la progression est significativement plus forte, à savoir de 9 % (196.000 euros en 2011 contre 180.000 euros en 2007).
 
2. Les célibataires investissent plus de capital propre dans leur projet immobilier. Le célibataire starter consacre aujourd’hui en moyenne 35 % de capital propre à son projet immobilier. Vu cet apport personnel supérieur, il n’emprunte en moyenne que 65 % du coût total du projet (le montant moyen emprunté s’élève à 125.000 euros pour un coût de projet de 195.000 euros).
 
Les couples de starters empruntent en moyenne jusqu’à 75 % du coût du projet (le montant moyen emprunté est de 196.000 euros pour un coût de projet de 265.000 euros). Chez les cavaliers aussi, les célibataires investissent en moyenne plus de capital propre (57,6 %) que les couples (45,4 %).
 

Quelques différences de tendances frappantes entre les starters et les cavaliers

 
1. Le montant de l’emprunt augmente le plus auprès des cavaliers. Alors que le montant moyen de l’emprunt des starters a progressé de 9 % entre 2007 et 2011, il a augmenté de 14,9 % en moyenne pour les cavaliers. Ceux-ci empruntent aujourd’hui 200.000 euros en moyenne, contre 174.000 en 2007.
 
2. Les cavaliers investissent plus de capital propre. «Il ressort de notre analyse que les cavaliers empruntent actuellement en moyenne 55 % du prix total de leur projet immobilier (200.000 euros d’emprunt habitation pour un coût de projet de 366.000 euros), conclut Immotheker. Chez les starters, ce montant s’élève à 75 % (196.000 euros pour un coût de projet de 265.000 euros).»
 
Trends.be

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Réactions

ZZ6 | 24 février 2012

Les limites sont atteintes...le retournement est à nos portes. Pas trop tôt.

Inapproprié?

Man | 24 février 2012

Ceci dit, il faut les avoir les apports personnels! Moi je peux vous dire que je suis loin d'avoir 60.000 euro à mettre comme ça sur la table! Surtout quand je laisse mon index à mon proprio actuel!

Inapproprié?

 

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