Quels records Apple peut-il encore battre?
vendredi 12 août 2011 à 11h22
Apple, roi du monde. L'entreprise vient de remporter le titre de première capitalisation boursière mondiale. Mais il lui reste encore de nombreux territoires à conquérir.

Apple, un géant qui ne cesse de faire tomber les records. © reuters
A la clôture de la Bourse de New York mercredi, Apple a terminé première capitalisation boursière mondiale devant Exxon Mobil. Encore un record pour la compagnie de Steve Jobs, qui les accumule. Mais Apple n'a pas encore fini d'épater la galerie. Ni en Bourse, où l'action en a encore sous le pied. Ni, probablement, en termes de performances opérationnelles. Les territoires qui lui restent encore à conquérir.
Objectif de cours: 500 dollars
L'action Apple valait hier soir à Wall Street 363,7 dollars, après avoir perdu 2,8%. Elle avait dépassé la barre des 400 dollars fin juillet. Après la publication de ses derniers résultats phénoménaux, JP Morgan ciblait un cours de 450 dollars. Désormais, l'objectif de cours moyen tourne autour de 500 dollars. Et encore, en appliquant des multiples de valorisation (coefficient multiplicateur entre le bénéfice par action et le prix de l'action) plus en accord avec sa croissance en trombe, la valorisation de la société pourrait atteindre près de 1000 milliards de dollars ! Beaucoup estiment en effet que l'action Apple, comme celle de Google d'ailleurs, ne se paie pas très cher eu égard à la croissance de l'entreprise.
Capter une part encore plus grande du marché mobile
Apple est déjà le premier vendeur de smartphones en volume, puisqu'il a récemment dépassé Nokia. Il est aussi le numéro 1 de la téléphonie mobile en termes de chiffre d'affaires. Mais il ne possède que 4,6% du marché total des téléphones portables, selon Gartner. Ce qui lui laisse une grande marge de progression au niveau mondial, au fur et à mesure du remplacement du parc de téléphones standards par des smartphones. Par ailleurs, Apple est en train de conquérir la Chine, où il détient moins de 9% du marché des smartphones pour l'instant. On peut donc s'attendre à voir sa part de marché augmenter.
S'imposer sur le marché du PC
Historiquement, la part de marché des Mac est faible. Mais ces dernières années, elle a commencé à augmenter grâce à l'effet bénéfique de l'iPod et de l'iPhone sur la marque. En incluant les iPad dans la catégorie des ordinateurs portables, ce qui est contestable mais admettons, les analystes attribuent à Apple environ 10% du marché PC cette année. Apple pourrait raisonnablement atteindre les 15%, ce qui était un temps la part de marché mondiale de Dell, par exemple. Mais certains analystes voient beaucoup plus grand et estiment qu'Apple pourrait doubler voire tripler sa part de marché.
Devenir l'entreprise high-tech la plus rentable
Apple est très rentable. Ses profits représentaient plus de 25% de ses revenus au dernier trimestre. Mais il a encore devant lui Google et Microsoft. En 2010, les bénéfices de Microsoft ont atteint 30% de ses revenus. Ceux de Google 29%. Entre les bénéfices de Microsoft et ceux d'Apple, l'an passé, l'écart était de 4 milliards de dollars. Après avoir dépassé sa capitalisation boursière en 2010, Apple dépassera-t-il le bénéfice annuel du géant de Redmond ?
Des surprises, forcément des surprises
Avec une réserve de cash de 76 milliards de dollars, que peut-on attendre d'autre ? Apple a de quoi racheter un paquet d'entreprises, et même des gros bonnets. Certes, ce n'est pas dans ses habitudes. Il peut aussi investir cet argent autrement, et dieu sait quelles innovations il est capable de sortir de son chapeau. Au moins tant que durera l'ère Steve Jobs, l'homme qui a ressuscité Apple. Son dernier gros coup ? La présentation du futur siège social ultra futuriste de l'entreprise, qui ressemblera à une soucoupe volante. On n'en a pas encore fini avec "l'effet whaou".
Trends.be, avec Lexpansion.com
Réactions
C EST PLUTOT LES BREVETS D APPEL QUE L'ON NE RESPECTE PAS . LA JALOUSIE DE SA REUSSITE ET L ENVIE DE GAGNER AUTANT DEMANDE UNE TECHNOLOGIE QUE LES AUTRES NE PARVIENNENT PAS A EGALER EH OUI !
Quand tout va trop bien, il faut parfais se mettre à craindre le pire... son logo sympathique et ses produits jeunes cachent de moins en moins le côté prédateur d'Apple. Tout comme Google d'ailleurs. Les Américains nous ont a plus d'une reprise donné de sacrées leçons de démocratie quand des entreprises deviennent trop puissantes. Que faut-il craindre pour Apple? Nul ne peut le dire, mais si cette entreprise continue ses pratiques non respectueuses des lois et des brevets, elle va finir par s'attirer des problèmes ...proportionnels à sa puissance.
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