Internet : «La Belgique est le maillon faible de l'Europe !»

vendredi 02 mars 2012 à 13h46

Trop peu d’entreprises belges disposent de sites Internet. Avec, à la clé, un lourd manque à gagner en termes d’e-commerce et d’emplois potentiels, pointe la nouvelle étude d’Email-Brokers, qui révèle également un profond «fossé numérique» entre Flandre et Wallonie.

© ThinkSock

Il existe un véritable «fossé numérique» entre la Flandre et la Wallonie : la plupart des sites Internet belges se trouvent en effet à Anvers (18 %), en Flandre-Orientale (13 %) et en Flandre-Occidentale (12 %), ainsi qu’à Bruxelles (16 %), tandis que seule la province de Liège (9 %) se situe au-dessus de la moyenne wallonne. Telle est l’une des conclusions de la nouvelle enquête d’Email-Brokers, spécialiste du marketing interactif et de l’e-mail marketing.
 
Sites d’entreprises. Dans la région de Bruxelles et les provinces d’Anvers, de Namur, de Flandre-Orientale et Occidentale, et du Brabant flamand et wallon, seuls 38 % à 42 % des entreprises disposent de leur propre site Web, chiffre encore Email-Brokers. Avec 26 %, le Hainaut est le malheureux «perdant» de cette compétition, suivi par Liège (29 %), le Luxembourg (33 %) et le Limbourg (35 %).
 
E-commerce. Le commerce en ligne représente environ 27.500 sites Web en Belgique. En la matière, la province d’Anvers est à nouveau le leader absolu (plus de 5.800 commerçants en ligne), suivie par la Flandre-Orientale (près de 4.200), la Flandre-Occidentale (près de 3.600) et la Région de Bruxelles-Capitale (plus de 3.200). Le Brabant flamand (plus de 2.600), le Limbourg (plus de 2.300), Liège (près de 1.800) et le Hainaut (plus de 1.500) forment le cœur du peloton, tandis que le Brabant wallon (plus de 1.100), Namur (près de 900) et le Luxembourg (près de 500) ferment la marche.
 
«Ici aussi on constate un déséquilibre important entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles, pointe Email-Brokers. Pas moins de 67 % de tous les sites d’e-commerce proviennent de la Région flamande (plus de 18.500), contre seulement 21 % de la Région wallonne (environ 5.800), alors que Bruxelles-Capitale compte à elle seule 3.200 sites au total, ce qui représente déjà 12 % de l’ensemble des sites d’e-commerce belges.»
 

Internet belge : des résultats «réellement dramatiques», selon Email-Brokers

 
Par rapport à de nombreux autres pays, «ces résultats sont réellement dramatiques : beaucoup trop peu d’entreprises disposent de sites Web (mis à jour, voire simplement légaux) leur servant de vitrine et profitent des opportunités qu’offre l’e-commerce. Notre pays est donc le maillon faible de l’UE en la matière, et sa santé continuera de s’affaiblir tant que l’Internet ne sera pas considéré comme un partenaire économique essentiel.»
 
Or, le déficit (en comparaison avec l’étranger) de sites Web belges d’e-commerce draine vers des entreprises étrangères d’énormes flux d’argent qui auraient pu être investis ici. En outre, selon l’UE, l’économie de l’Internet crée 2,6 emplois pour chaque poste «hors ligne» perdu. Les pays qui l’ont compris et où l’Internet représente 6 % à 9 % du PIB, comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et la Grande-Bretagne, ont bien moins souffert de la crise économique que nous, estime le spécialiste de l’e-mail marketing.
 
«Les pouvoirs publics ont eux aussi un bon bout de chemin à faire afin de stimuler l’économie de l’Internet, conclut William Vande Wiele, CEO d’Email-Brokers, cité dans un communiqué. Surtout lorsqu’on sait que n’importe quelle société étrangère peut acquérir un nom de domaine en .be et ainsi profiter de l’image de marque chèrement acquise par nos entrepreneurs sur les marchés internationaux. Il serait plus honnête d’attribuer exclusivement les noms de domaine en .be aux entreprises disposant d’un numéro de TVA belge et participant donc à la création de richesse ainsi qu’à l’effort économique et la solidarité au plan national.»
 
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Réactions

paralou | 4 mars 2012

Je suis ingénieur indépendant, et dispose d'une nom de domaine depuis le début de Skynet. Après avoir créé le site, je me suis contenté de le laisser tel que, car je ne vois aucun intérêt à le modifier. J'explique ce que je suis sensé apporter comme aide possible, et voilà... Et pendant ce temps là...Belgacom me saigne tout les mois de plusiers centaines d'euros ! Alors ?.. qui profite d'un nom de domaine ?... Certainement pas le petit entrepreneur professionnel, à moins de trouver un moyen de pomper de l'argent malhonnêtement !

Inapproprié?

Creatix | 4 mars 2012

Pour être responsable d'une agence de développement qui s'occupe entre autres de création de sites internet en Belgique, je confirme que les sociétés de petite et moyenne taille ne se rendent toujours pas compte de ce qu'Internet représente aujourd'hui dans notre société et que de ne pas y apparaitre est un réel désavantage face à la concurrence... Pire, pour les sociétés qui sont sur Internet, combien ont un site digne de ce nom ?!...Simple et efficace, donc réellement vendeur ?! Là où je rejoins le commentaire de DB6, c'est que de nos jours la qualité du web belge est laisse réellement à désirer. Sans compter que les sociétés qui s'occupent généralement des grands sites ne sont pas arrivées là par hasard (lisez entre les lignes "copinage"…) et que ces sites sont de véritables gruyères qui laissent filer les informations de leurs inscrits partout, ne respectent pas nécessairement les standards web, … Il suffit de constater qu’un client qui met un budget initial suffisant que pour avoir une réelle communication sur Internet aujourd’hui continue par la suite à investir chaque année un peu de son budget pour garder son outil à jour….c’est simplement que cela rapporte ! CQFD…

Inapproprié?

DB6 | 3 mars 2012

C'est vrai et en plus c'était une plaque tournante de la drogue mais elle est aussi une plaque tournante des hackers de tout poil. Les entreprises, les infrastructures partagées, les banques et Belgacom ont malheureusement des failles énormes de sécurité. Il suffit de se balader à Bruxelles avec un détecteur de WIFI. Une entreprise ou une banque à un Wifi ouvert ou un réseau non protégé. Bizarrement, on ne voit jamais dans les résultats des entreprises ou des banques avec leur web banking, les risques informatiques ou des assurances informatiques alors que BALE III demande d'évaluer ces risques. alors il est normal que l'Europe soit un énorme trou informatique. Des dizaines voire des centaines de millions d'Euro partent en fumée chaque année et personnes ne le sait !! Nos données personnelles sont-elles bien protégées? à vous de voir

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