abonnez-vous
dimanche 12 février 2012

VW : comment Porsche et la crise ont triplé la valeur de son action

lundi 27 octobre 2008 à 11h58

VW : comment Porsche et la crise ont triplé la valeur de son action

VW : comment Porsche et la crise ont triplé la valeur de son action

Le titre Volkswagen atteignait des sommets lundi à la Bourse de Francfort sur fond de son rachat par Porsche, alors que le reste du marché était en pleine déconfiture. A 9 h 55 GMT, le titre s'envolait de 89,2 %, à 398,93 euros, seule valeur dans le vert parmi les 30 valeurs vedettes de l'indice Dax, qui perdait lui-même 3,19 % à 4.158,50 points à la même heure.

A 17 h 15, le titre s'envolait de 201,16 %, à 634,99 euros. A elle seule, l'action VW tirait l'indice en territoire positif (+ 2,34 %). Il faut dire que la pondération de Volkswagen, l'une des plus grandes entreprises industrielles allemandes, est très forte dans l'indice. Les courtiers expliquaient ce bond inédit par un mouvement de «panique à l'achat», de la part de fonds d'investissements notamment, qui doivent se couvrir en actions Volkswagen après avoir spéculé sur le titre.

Raison n° 1 : Porsche dévoile sa participation (74,1 %) dans VW. Porsche a annoncé dimanche détenir directement (42,6 %) et sous forme d'options (31,5 %), 74,1 % du capital du premier constructeur européen, d'une taille beaucoup plus importante que la sienne. C'est l'aboutissement d'un feuilleton qui dure depuis de longs mois et qui a contribué à causer, ces derniers temps, d'impressionnantes fluctuations du titre Volkswagen, souvent à contre-courant du marché.

Porsche a expliqué s'être décidé à communiquer sur la hauteur de sa participation «à cause des évolutions dramatiques sur les marchés financiers» et pour donner l'occasion aux vendeurs à perte - investisseurs qui ont parié sur une baisse du titre et qui étaient apparemment nombreux à spéculer sur l'action Volkswagen - de dénouer leurs positions «dans le calme et sans trop de risque».

Raison n° 2 : le titre Volkswagen est devenu une denrée rare. C'est ce qui se passait lundi... mais pas dans le calme. De fait, la montée de Porsche au capital de Volkswagen réduit le flottant de la société, c'est-à-dire la part de son capital librement négociable en Bourse, à quelque 6 %, l'Etat régional de Basse-Saxe détenant une part d'environ 20 %. La marge de manœuvre des fonds qui ont spéculé sur le titre et doivent en acheter pour couvrir leurs engagements est donc limitée, ce qui fait de l'action une denrée rare. Le titre étant cher en valeur absolue, ces mouvements se traduisent par des fluctuations de plusieurs dizaines de milliards d'euros de sa capitalisation boursière en cours de séance.

Raison n° 3 : la Commission se prononcerait bientôt sur la «loi Volkswagen». En outre, le constructeur de bolides de luxe s'attend à ce que la Commission européenne se prononce prochainement sur la nouvelle «loi Volkswagen», dispositif qui règle les rapports de pouvoir au sein de la société et dont Bruxelles a déjà fait savoir qu'elle ne la considérait pas conforme au droit européen. Une condamnation de la loi par la Commission ouvrira grand la porte à Porsche pour sa prise de contrôle totale de Volkswagen.

Raison n° 3 : les deux familles derrière Porsche se sont réconciliées. Enfin, vendredi, les deux familles héritières de la dynastie Porsche, les clans Piëch et Porsche, opposés jusqu'alors sur la marche à suivre et la manière d'orienter Volkswagen, se sont réconciliés.

Trends.be, avec Belga

Plus sur: ,

   

Réagir

Attention: Il n'est pas possible de réagir de manière anonyme. Votre nom d'utilisateur apparaîtra au-dessus de votre réaction.

Pour pouvoir placer une réaction, vous devez être enregistré :

Pub & Buzz

E-Trends

People

Politique économique

Immo

High-Tech

Banque et finance

Entreprises

Tous les jours, une sélection des news économiques les plus importantes.

Inscrivez-vous à Tendances/canal Z newsletter quotidienne

E-mail:

Rechercher dans le Trends Top:







 
Partenariat

Banque et finance

Politique économique

High-Tech