VW : comment Porsche et la crise ont triplé la valeur de son action
lundi 27 octobre 2008 à 11h58

VW : comment Porsche et la crise ont triplé la valeur de son action
Le titre Volkswagen atteignait des sommets lundi à la Bourse de Francfort sur fond de son rachat par Porsche, alors que le reste du marché était en pleine déconfiture. A 9 h 55 GMT, le titre s'envolait de 89,2 %, à 398,93 euros, seule valeur dans le vert parmi les 30 valeurs vedettes de l'indice Dax, qui perdait lui-même 3,19 % à 4.158,50 points à la même heure.
A 17 h 15, le titre s'envolait de 201,16 %, à 634,99 euros. A elle seule, l'action VW tirait l'indice en territoire positif (+ 2,34 %). Il faut dire que la pondération de Volkswagen, l'une des plus grandes entreprises industrielles allemandes, est très forte dans l'indice. Les courtiers expliquaient ce bond inédit par un mouvement de «panique à l'achat», de la part de fonds d'investissements notamment, qui doivent se couvrir en actions Volkswagen après avoir spéculé sur le titre.
Raison n° 1 : Porsche dévoile sa participation (74,1 %) dans VW. Porsche a annoncé dimanche détenir directement (42,6 %) et sous forme d'options (31,5 %), 74,1 % du capital du premier constructeur européen, d'une taille beaucoup plus importante que la sienne. C'est l'aboutissement d'un feuilleton qui dure depuis de longs mois et qui a contribué à causer, ces derniers temps, d'impressionnantes fluctuations du titre Volkswagen, souvent à contre-courant du marché.
Porsche a expliqué s'être décidé à communiquer sur la hauteur de sa participation «à cause des évolutions dramatiques sur les marchés financiers» et pour donner l'occasion aux vendeurs à perte - investisseurs qui ont parié sur une baisse du titre et qui étaient apparemment nombreux à spéculer sur l'action Volkswagen - de dénouer leurs positions «dans le calme et sans trop de risque».
Raison n° 2 : le titre Volkswagen est devenu une denrée rare. C'est ce qui se passait lundi... mais pas dans le calme. De fait, la montée de Porsche au capital de Volkswagen réduit le flottant de la société, c'est-à-dire la part de son capital librement négociable en Bourse, à quelque 6 %, l'Etat régional de Basse-Saxe détenant une part d'environ 20 %. La marge de manœuvre des fonds qui ont spéculé sur le titre et doivent en acheter pour couvrir leurs engagements est donc limitée, ce qui fait de l'action une denrée rare. Le titre étant cher en valeur absolue, ces mouvements se traduisent par des fluctuations de plusieurs dizaines de milliards d'euros de sa capitalisation boursière en cours de séance.
Raison n° 3 : la Commission se prononcerait bientôt sur la «loi Volkswagen». En outre, le constructeur de bolides de luxe s'attend à ce que la Commission européenne se prononce prochainement sur la nouvelle «loi Volkswagen», dispositif qui règle les rapports de pouvoir au sein de la société et dont Bruxelles a déjà fait savoir qu'elle ne la considérait pas conforme au droit européen. Une condamnation de la loi par la Commission ouvrira grand la porte à Porsche pour sa prise de contrôle totale de Volkswagen.
Raison n° 3 : les deux familles derrière Porsche se sont réconciliées. Enfin, vendredi, les deux familles héritières de la dynastie Porsche, les clans Piëch et Porsche, opposés jusqu'alors sur la marche à suivre et la manière d'orienter Volkswagen, se sont réconciliés.
Trends.be, avec Belga
Pub & Buzz
- OK Go roule pour Chevrolet
- Fenêtres tactiles
- Les chiens contre-attaquent
- Un Hard Rock Café cet été à Bruxelles
E-Trends
- iBooks 2 for iPad : que faut-il en penser ?
- Summly, l'appli qui monte
-
Les 10 incontournables high-tech du CES 2012

- Tablette poids plume chez Toshiba
People
- «Steve Jobs travestira la vérité pour parvenir à ses fins»
- Voici le nouveau patron des patrons wallons
- Bernard Tapie et son fils basent leur société de poker à Bruxelles
- Yahoo! laisse partir son président… entre autres
Politique économique
- Le gouvernement grec approuve le plan d'austérité
- Les prix de l’électricité et du gaz gelés durant neuf mois
- «Les taxes sur l’énergie tuent l’industrie belge !»
- Belgique en 2012 : immobilier en baisse, chômage en hausse
Immo
-
Exclusif : Philippe Henry en démineur dans le dossier City Mall

- Cofinimmo : de moins en moins de bureaux en portefeuille
- Immobilier : les maisons plus chères de 3,65 %
-
Fermeture d’Océade et de Mini-Europe en 2013 ?

High-Tech
- E-menaces : ce que vous réserve 2012
- Comment les hackers vous ciblent sur Facebook
- Kodak : les appareils photo, c’est fini !
- Le Top 10 des menaces qui planent sur votre PC
Banque et finance
- ING Belgique : bénéfice plombé par la dette grecque
- KBC : «Nous rembourserons l’Etat jusqu'au dernier cent !»
- Dexia: pas d’exclusion pour les deux écologistes
- Dexia vs Deutsche Bank : plainte déboutée à New York




patientez s.v.p.

