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dimanche 12 février 2012

Opel : «Un plan B ? Pour quoi faire ?»

lundi 19 octobre 2009 à 15h53

Opel : «Un plan B ? Pour quoi faire ?»

Opel : «Un plan B ? Pour quoi faire ?»

Le gouvernement allemand ne voit «aucune raison de remettre en question» la vente prévue d'Opel à Magna, vente qui a pris du retard, a dit lundi Ulrich Wilhelm, porte-parole de la chancelière Angela Merkel, lors d'une conférence de presse. Il réagissait réaction aux informations du Wall Street Journal selon lesquelles General Motors aurait déjà un «plan B» en cas d'échec de la vente au consortium Magna/Sberbank.

Le contrat de vente d'Opel aurait dû être signé la semaine dernière, mais cette formalité a été reportée alors que la Commission européenne presse le gouvernement allemand, garant financier de la transaction, de lui donner des assurances sur le respect des règles européennes. L'exécutif européen soupçonne l'Allemagne, à la manœuvre depuis le début pour une vente d'Opel à Magna, d'avoir conditionné son aide au choix de son candidat, ce qui serait contraire au droit européen.

Le gouvernement allemand a écrit à General Motors et à sa filiale Opel pour leur (ré)affirmer que son aide publique serait disponible quel que soit le repreneur, a précisé lundi la Commission européenne. Vendredi soir, la Commission européenne avait émis un premier avis sur le projet de Magna, indiquant avoir trouvé des [«indices significatifs» sur le fait que l'aide promise par l'Allemagne n'était pas conforme] aux règles européennes de concurrence, car «assujettie» au choix d'un repreneur spécifique.

Neelie Kroes, commissaire européenne à la Concurrence, suggérait vendredi au ministre allemand de l'Economie, Karl Theodor zu Guttenberg, d'écrire à GM et Opel pour spécifier que l'aide allemande était indépendante de l'identité du repreneur. Berlin a obtempéré à cette demande en expédiant ces lettres, a précisé lundi le porte-parole de Neelie Kroes : «La balle est maintenant dans le camp des entreprises», a-t-il ajouté, jugeant qu'une déclaration de GM et d'Opel confirmant ou non leur choix, à la lumière de ces nouvelles assurances allemandes, «serait une bonne chose».

Et ce, même si «l'histoire ne serait pas forcément bouclée. Nous devons encore recevoir des autorités allemandes les détails précis des accords financiers.»

En Espagne, les choses ne se déroulent pas de manière aussi feutrée. Le comité d'entreprise de l'usine Opel de Figueruelas a ainsi rejeté, lundi, le projet industriel du repreneur Magna, a déclaré à l'AFP un membre du comité : «La dernière proposition de Magna a été rejetée», a résumé Julio Vela, membre du comité d'entreprise et appartenant au syndicat majoritaire UGT, précisant que la prochaine étape serait la convocation d'une grève.

Depuis la semaine dernière ont eu lieu plusieurs réunions en Espagne, regroupant des représentants de l'équipementier Magna, du gouvernement socialiste espagnol, du gouvernement régional d'Aragon, et des représentants du personnel, pour tenter de trouver un accord sur le futur de l'usine. Magna souhaitait supprimer environ 1.300 emplois sur près de 7.000 et délocaliser une partie de la production vers l'Allemagne, dans le cadre du rachat de la marque au constructeur General Motors.

Trends.be, avec Belga

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