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jeudi 23 février 2012

Le patron de GDF Suez met en garde contre l'éolien

mercredi 08 juin 2011 à 10h15

Pour Gérard Mestrallet, l’opinion publique devrait se méfier de la séduction excessive qu'exercent les énergies renouvelables. Et de prendre l’exemple d’une île qui veut passer à l’énergie verte et qui paierait, du coup, son électricité trois fois…

Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez.

Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez. © Bloomberg

Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, a mis en garde mardi à Montréal contre la séduction excessive qu'exercent sur l'opinion publique les énergies renouvelables, en soulignant notamment le prix élevé de l'éolien.
 
«Ce sont des énergies intermittentes qui nécessiteront de grandes capacités de réserve, qui reposeront sur le gaz naturel en raison de la facilité d'utilisation des turbines à gaz», a-t-il assuré au Forum économique international des Amériques.
 
Gérard Mestrallet a illustré son propos par l'exemple d'une île ayant besoin de 1.000 mégawatts pour ses habitants et ses industries : «L'île veut être verte. Donc, elle construit 1.000 mégawatts d'éoliennes. C'est très bien, surtout quand il y a du vent, c'est à dire 30 % du temps. Mais comme les consommateurs veulent de l'électricité tout le temps, il faut construire à côte de ces éoliennes 1.000 mégawatts de turbines à gaz qu'on peut mettre en route comme des mobylettes quand il n'y a pas de vent et les éteindre quand il y a du vent.»
 
Résultat des courses, selon le patron du géant énergétique : «On paiera trois fois. D'abord, parce qu'il faut construire deux systèmes, 2.000 mégawatts, alors que l'île n'a besoin que de 1.000. Deuxièmement il faudra subventionner les éoliennes Et troisièmement, les turbines à gaz vont fonctionner seulement 70 % du temps, donc le coût en capital du mégawatt/heure sera augmenté à due concurrence.»
 
Conclusion : «Je pense qu'il faut bien réfléchir avant de vouloir s'engager trop massivement dans des productions intermittentes de renouvelables.»
 
Trends.be, avec Belga

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Réactions

biophil | 21 juin 2011

Mr Mestrallet est-il volontaire LIQUIDATEUR en cas de catastrophe nucléaire en France ou en Belgique ? Ou prendra-t-il la fuite, le portefeuille bien garni, comme le très lâche patron de Tepco ? Ce qui ne plait pas à Mr Mestrallet avec les énergies renouvelables, c'est surtout qu'elles sont décentralisées, et qu'elles rendent davantage les citoyens autonomes au niveau énergétique. Mr Mestrallet devrait plutôt s'occuper de garantir notre sécurité nucléaire au lieu de sabrer dans les dépenses et de recourir massivement à la sous-traitance. Ici comme au Japon la logique est malheureusement la même. GDF/SUEZ minimisent les risques sismiques, ainsi que les risques d'innondation. Un accident nucléaire majeur chez nous est loin d'être exclu, si nous continuons à laisser le privé jouer avec nos vies.

Inapproprié?

f.legoupil | 18 juin 2011

Mr Mestrallet défend les intérêts de l'entreprise qu'il représente...Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que le démantèlement d'une centrale nucléaire n'est pas gratuit, c'est un euphémisme, et que les déchets qui en résulte sont radioactifs et pour longtemps, que nous ne savons qu’en faire et donc nous - contribuables-consommateurs - payons et payerons la note encore longtemps… Par ailleurs nous payons déjà l'énergie plus cher que dans d'autres pays d'Europe, au prix du marché nous disent-ils, alors que nos centrales ont été amorties de manière accélérée (sic), on peut se rendre compte que leur logique n’est qu’économique. En ce qui concerne les énergies fossiles, on commence également à en voire les limites que ce soit au niveau de leur disponibilité que de leur impact environnemental. Nous n'avons d'autre choix que de nous tourner vers les énergies renouvelables ou d'aller dans le mur... Evidemment ceci ne fait pas les affaires de groupes tels que ceux représentés par Mr Mestrallet qui ont investis dans des outils qu'on peut qualifier aujourd'hui de dépassés !

Inapproprié?

ARSOUILLE WALLONIE | 8 juin 2011

Bonjour Je suis totalement d'accord avec Mr MESTRALLET et plus qui vas payer quand dans une quinzaine d'année il faudra enlever les panneaux photovoltaique on paieras plus chère le kV et on paiera pour les détruire et on ajouteras la prime pour avoir installé ces panneaux. éolien de même il faudra les démonté plus ou moins 20 millions de francs belges + 7.500 euros commune et fermier alors nous pleurerons avec les petites pensions ou salaire. salutation

Inapproprié?

 

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