Le coup de gueule d’un indépendant contre les syndicats
vendredi 03 février 2012 à 11h25
Au lendemain de la grève générale, un indépendant avoue son ras-le-bol face aux attaques d’un syndicat. Il a trempé sa plume dans l’acide pour répondre point par point à ce qu’il dénonce comme des «mensonges». Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans ses arguments…

1. Voiture de société
2. Sécurité sociale
3. Précompte mobilier
4. Intérêts notionnels
5. Allocations familiales et pensions
6. Coûts salariaux réduits pour les premiers engagements
7. Quotité exonérée d’impôt pour les bas revenus
Epilogue : la CSC «adaptera» et «précisera» son texte
UCM : «La CSC retourne à la lutte des classes !»
Réactions
@ tinky77: info précise: Peuvent bénéficier du taux réduit à l’Isoc les sociétés PME, c'est-à-dire les sociétés dont le bénéfice imposable n’excède pas 322.500 € et : qui ne détiennent pas des participations dont la valeur excède 50 % de leur avoir social ; dont les parts ou actions sont détenues à plus de 50 % par des personnes physiques ; qui ne font pas partie d’un groupe auquel appartient un centre de coordination ; qui ne distribuent pas plus de 13 % de leur capital social réellement libéré ; qui allouent à au moins un des dirigeants de la société une rémunération égale ou supérieure au résultat imposable de la société, lorsque celle-ci n’atteint pas 27.000 € à partir de l'exercice d'imposition 2005 ; 30.000 € à partir de l'exercice d'imposition 2006 ; 33.000 € à partir de l'exercice d'imposition 2007 ; 36.000 € à partir de l'exercice d'imposition 2008.
Juste pour info : C'est 36000 € de rémunération OU une rémunération au moins égale à la base imposable (pas au bénéfice, ce n'est pas la même chose), plus les trois autres conditions du taux réduit (dividendes de max 13% du Capital libéré, détention des parts limitée à 50%, et société pas détenue à plus de 50% par des personnes physiques)
« Il ne suffit pas d’être heureux, encore faut-il que les autres soient malheureux » J’ai parfois l’impression que c’est la devise de nos syndicats. Lors de la fermeture de la chaîne de production VW à Forest, j’ai le souvenir que nous étions invités à compatir au sort d’un OS qui collait le sigle VW sur le coffre arrière des Golf. Ce malheureux perdait son travail qui n’était rémunéré qu’à hauteur de 5.000 Eur (brut) par mois ! Il est patent qu’un tel salaire de misère pour un travail ayant demandé des années de formation personnelle, c’est inadmissible. Donc, stop aux regards dans l’assiette des autres. Si c’est mieux ailleurs, bougez, changez de boulot, faites vous chef d’entreprise ou indépendant, personne ne vous l’interdit. Mais j’aimerais faire part d’une expérience de « patron » qui m’a laissé pantois. Il y a 4 ans (d’accord, les choses ont pu changer), je souhaitais engager un employé supplémentaire, le développement de nos affaires invitant à ce recrutement. Confiant dans les services officiels en charge de l’emploi, j’ai donc introduit mon offre d’engagement. En retour, je reçus une liste de 26 candidats, dûment scrénés par les services de l ‘emploi, avec les coordonnées (adresse, GSM) de chacun. Je contacte chaque candidat : sur les 26, pour 10 d’entre eux, ni l’adresse, ni le N° de GSM ne correspondent. Bravo pour le suivi officiel ! Restent 16 candidats, invités à se présenter pour une interview d’une demi-heure. Conditions requises (et connues des services de l’emploi) : connaissance du Français et du Néerlandais, niveau minimum de formation moyennes supérieures et extrait de casier judiciaire vierge (deux exigences légales dans notre secteur d'activité) et, si possible, permis de conduire «B« . Commencent les RV : de tous les lieux communs et poncifs concernant les chômeurs, rien ne m’a été épargné, avec une franchise hallucinante. Pour la majorité : « je ne cherche pas de travail, je travaille au noir, mettez votre cachet comme quoi je me suis présenté et c’est bon » (avec ou sans agressivité selon que j’avais ou non osé déranger le demandeur d’emploi dans son activité non déclarée) Autres perles : - Air choqué : « Les horaires sur la porte, c’est à ces heures là que je dois travailler ? » (Non, ça c’est pour moi, vous vous venez quand vous voulez) - Une dame d’origine roumaine parlant un Français aléatoire et pas un mot de Néerlandais demande le niveau de rémunération (barème de la CP + 5% + chèques repas de 7 Eur, + intervention dans les frais). « Monsieur, je ne suis pas venue en Belgique pour gagner si peu » (les allocations, ça va ?) - Un gentil : « Ecoutez, je veux bien travailler le matin et l’après-midi, mais le midi et le soir je travaille en noir à la pizzeria Renato, et il faudrait qu’on s’arrange pour les horaires » - Un autre, casier judiciaire : agression à main armée, escroquerie, vol avec violence, coups et blessures volontaires, association de malfaiteurs, vol à main armée … (plusieurs faits chaque fois) « C’est une erreur judiciaire, c’était mon frère » Et autres dont j’ai perdu le souvenir. Total : deux journées perdues, zéro engagement par cette voie. Conclusion : requalifions cette voie de « lumpen fonctionnariat » garantissant une base pour le travail non déclaré ! PS : Pour finir, je suis passé par un bureau privé, et engagé une personne qui n’était pas en chômage, mais travaillait ½ temps seulement, qui nous donne toute satisfaction (et dit l’être elle-même) depuis 4 ans.
Je ne comprends pas pourquoi les syndicats n'ont pas la personnalité juridique et ne paient pas d'impôts. Ils recoivent 160 millions d'euros de l'Etat pour payer les chômeurs. Les syndicats avouent que cet argent leur sert à payer leurs personnels.
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