mercredi 16 mai 2012

Fermeture du chaud à Liège : un «complot» selon les syndicats

lundi 23 janvier 2012 à 09h33

Le rapport Laplace sur l’avenir de la sidérurgie liégeoise, commandé par la Région wallonne, est sans appel : la phase à chaud doit fermer, la phase à froid est sauvable moyennant finance. Les syndicats sont outrés et se demandent si ArcelorMittal n’a pas fait pression sur les experts…

© Belga

ArcelorMittal : la fermeture du chaud à Liège est irréversible, selon Laplace Conseil

 
La fermeture du chaud à Liège est irréversible, selon le rapport de l'expert Laplace Conseil commandé par la Sogepa, bras financier de la Région wallonne, dont L'Echo livre samedi les conclusions.
 
La Sogepa avait demandé à ce bureau une étude sur l'avenir de la sidérurgie à Liège après la décision d'ArcelorMittal d'éteindre définitivement le chaud. Les conclusions sont cinglantes : «La fermeture du chaud à Liège est irréversible. Le froid est très menacé et son approvisionnement par Dunkerque ne garantirait pas son équilibre économique. Le financement complet par ArcelorMittal des coûts sociaux et environnementaux pour la remise en étant des sites fermés n'est pas assuré.»
 
Laplace Conseil énumère plusieurs facteurs expliquant cet état de fait : le déclin des outils liégeois depuis 1970 mais aussi l'attitude des Liégeois et des syndicats qui ont refroidi l'ardeur des actionnaires successifs en adoptant une attitude «quasi exclusivement revendicative fondée sur la contestation permanente de toute évolution, le recours systématique à la grève, souvent accompagnée d'exactions et de saccages». Or, dans le même temps, les usines concurrentes au sein du groupe ont développé des voies plus consensuelles…
 
La relance d'une sidérurgie à chaud semble désormais impossible : un milliard d'euros serait nécessaire, ce qu'aucun investisseur privé ne débloquera dans un marché en surcapacité.
 
Le rapport fournit toutefois quelques conseils pour sauver le froid. Il propose qu'ArcelorMittal le localise dans une filiale en associant syndicats et Région wallonne à sa gestion et au conseil d'administration. Il suggère aussi d'investir 150 millions d'euros dans une aciérie électrique à Châtelet qui produirait des brames à laminer à Carlam (Charleroi) afin d'alimenter le froid liégeois. La solution d'un approvisionnement au départ de Dunkerque n'est efficace, note-t-il.
 

ArcelorMittal : les syndicats évoquent un complot

 
Les organisations syndicales représentant les travailleurs d'ArcelorMittal se posent des questions à la suite de la publication du rapport de l'expert Laplace Conseil. «Un rapport publié voici deux ans était ultra-favorable à la sidérurgie liégeoise !, s'étonne ainsi Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB. On sent que c'est téléguidé, on se demande si ce n'est pas un complot. C'est en tout cas une déclaration de guerre aux syndicats.»
 
«Ce rapport est immonde et scandaleux, s'exclame David Camerini, président de la délégation syndicale CSC chez ArcelorMittal. Il y a de quoi s'interroger : Mittal n'a-t-il pas fait pression ? Ce rapport remet même en doute le travail des organisations syndicales. Or, depuis des années, nous nous donnons corps et âmes, avec les travailleurs, pour maintenir l'outil.» Le représentant syndical évoque notamment un gel des salaires, une flexibilité à outrance, une diminution d'effectifs ou encore un plan de restructuration accepté par le personnel.
 
Le front commun syndical se penchera sur le document aujourd’hui lundi et prendra position. D'ici là, il appelle les travailleurs au calme.
 

ArcelorMittal : la direction s'abstient de commenter le rapport Laplace

 
Du côté de la direction d'ArcelorMittal, on ne désire pas commenter le rapport de l'expert Laplace Conseil : «ArcelorMittal n'est pas en mesure de commenter l'étude Laplace Conseil, n'ayant pas pu la consulter, a indiqué la direction. Mais le groupe espère qu'elle contribuera à une meilleure compréhension du projet d'arrêt de la phase liquide par les organisations syndicales en tant qu'acteurs de la procédure d'information-consultation en cours.»
 
Trends.be, avec Belga

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Réactions

duc | 23 janvier 2012

... Que ceux qui prétendent que la sidérurgie est l'avenir de la Wallonie sortent leurs sous et s'y investissent, au lieu d'investir chaque semaine dans le lotto en espérant un jour gagner les millions à la con. Au lieu d'aller râler et blablater et grévister comme syndicaliste, ils iraient au conseil d'administration comme actionnaires.

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nicnol | 23 janvier 2012

"Les syndicats sont outrés" ... Ben voyons !!! Avec le PS, au pouvoir en Wallonie depuis un demi siècle et "gouvernant" (si l'on peut dire) avec des méthodes marxistes léninistes se donnant des couleurs de "démocratie" mais gérant en fait la Wallonie de manière à s'assurerv la perpéptuite de leur "pouvoir", ils sont les GRANDS responsables de l'effondrement de l'économie wallonne !!! A près l'effondrement charbonnages (premier prétexte à refuser d'agit quand il en était temps), voilà au moins vingt ans qu'on aurait dû liquider la sidérurgie au bénéfice de la reconversion en des industries de pointe qui font la richesse de la Flandre ... Evidemment, "en amont", cela aurait demandé A LA BASE une politique de l'enseignement AUTRE que celle promue en ces pseudo "Instituts polytechniques" à faire ruer un cheval de bois, pépinière de la racaille syndicalo-socialiste parasite, tout juste capable de brandir qui, le poing levé, qui, le drapeau rouge en beuglant l'Internationale !!! Mais c'est vrai que la sinistrose est à la base même de la perpétuation de leur pouvoir !!!

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c.vanderstraeten | 23 janvier 2012

Il est étonnant que l'on ne tienne pas compte des études réalisées il y a plus de 25 ans sous la responsabilité de Jacques Gandois en collaboration avec le même bureau Laplace si ma mémoire est bonne. Le rapport Gandois concluait déjà la fin de la phase à chaud de Cockerill Sambre car elle accumulait trop d'handicaps par rapport à une sidérurgie maritime dotée en plus d'outils modernes .De plus l'acier rentrait dans une phase sructurelle de repli inéluctable car les différents produits finis utilisaient de moins en moins d'acier !Cependant, Gandois laissait un fameux message d'espoir aux deux bassins sidérurgiques , l'accord gouvernemental de l'époque laissait un répit de 20 ans pour se reconvertir vers d'autres activités. Qu'a t on fait pour la reconversion durant ces 20 ans : RIEN !!!! La faute à qui ? Aux politiques qui sont incapables de raisonner sur une période plus longue que la durée de leur mandat ! Pouquoi prendre des mesures mantenant qui seront créditées à un futur mandataire politique ? Aux syndicats qui ne visent que le maintien de leurs propres privilèges qui ont toujours été incapables de faire la moindre proposition constructive et qui ont toujours aimé les périodes de sinistroses car c'est dans ces moments là, qu'ils ont un sentiment de puissance ! Stoppons cette comédie et que l'on regarde les choses en face : la sidérurgie n'est certainement pas l'avenir économique de la Belgique . Que ceux qui n'ont rien fait pour la reconversion viennent s'expliquer et que ceux qui prétendent que la sidérurgie est l'avenir de la Wallonnie viennent aussi s'expliquer. J'ose naivement croire qu'ils mesurent correctement le caractère CRIMINEL de leur attitude et que tôt ou tard ils recouvront raison !!

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