Delvaux fabriquera bientôt des sacs au Vietnam
jeudi 02 juillet 2009 à 00h00

Delvaux fabriquera bientôt des sacs au Vietnam
A la fin du mois de juillet, François Schwennicke s'envolera pour le Vietnam. Destination Ho Chi Minh-Ville (ex-Saigon). Il part y installer un atelier de fabrication et un centre de développement commercial pour l'Asie.
«Il ne s'agit pas d'une délocalisation, s'empresse de préciser l'intéressé. Car délocaliser signifie supprimer des emplois à Bruxelles pour les transférer dans un autre pays. Ce qui n'est pas notre intention.» Cette décision marque un tournant dans l'histoire de «la plus vieille maroquinerie de luxe du monde», qui est depuis toujours l'un des porte-drapeaux du Made in Belgium à l'étranger.
Pour justifier ce changement de cap capital pour l'entreprise de la famille Schwennicke, qui connaît des hauts et des bas depuis 10 ans, François Schwennicke invoque la pénurie d'artisans en Belgique. «La filière cuir s'est complètement tarie. A à un horizon de 15 ans, sauf retournement de situation, Delvaux aura un vrai souci de pérennité de la main-d'œuvre.»
Il y a aussi et surtout le coût élevé de ladite main-d'œuvre. En s'installant au Vietnam, le coût de production d'un sac sera divisé par quatre. L'atelier vietnamien emploiera dans un premier temps une vingtaine de personnes. Celles-ci seront formées par les artisans de l'atelier bruxellois, envoyés sur place.
Cette nouvelle stratégie doit permettre à la société familiale de proposer à nouveau à sa clientèle belge des sacs à des prix plus abordables (entre 650 et 700 euros) et d'ainsi reconquérir une partie du marché du luxe qu'elle a perdue en Belgique. En étant basé à Ho Chi Minh-Ville, François Schwennicke espère aussi développer les ventes de la marque en Asie. Et ainsi réussir enfin une expansion internationale qui n'a jamais décollé.
D'ici 10 ans, «si les affaires roulent là-bas et que les charges sociales en Europe continuent à pénaliser le travail manuel», c'est carrément l'essentiel de la production de Delvaux qui pourrait être réalisé au Vietnam. Mais la création, le sur-mesure, le service après-vente et le contrôle qualité continueront à se faire à l'Arsenal, siège de la maison qui continuera à être dirigée par Christian Salez, l'autre CEO arrivé voici 18 mois pour épauler François Schwennicke.
Sandrine Vandendooren
Pub & Buzz
- OK Go roule pour Chevrolet
- Fenêtres tactiles
- Les chiens contre-attaquent
- Un Hard Rock Café cet été à Bruxelles
E-Trends
- iBooks 2 for iPad : que faut-il en penser ?
- Summly, l'appli qui monte
-
Les 10 incontournables high-tech du CES 2012

- Tablette poids plume chez Toshiba
People
- «Steve Jobs travestira la vérité pour parvenir à ses fins»
- Voici le nouveau patron des patrons wallons
- Bernard Tapie et son fils basent leur société de poker à Bruxelles
- Yahoo! laisse partir son président… entre autres
Politique économique
- Le gouvernement grec approuve le plan d'austérité
- Les prix de l’électricité et du gaz gelés durant neuf mois
- «Les taxes sur l’énergie tuent l’industrie belge !»
- Belgique en 2012 : immobilier en baisse, chômage en hausse
Immo
-
Exclusif : Philippe Henry en démineur dans le dossier City Mall

- Cofinimmo : de moins en moins de bureaux en portefeuille
- Immobilier : les maisons plus chères de 3,65 %
-
Fermeture d’Océade et de Mini-Europe en 2013 ?

High-Tech
- E-menaces : ce que vous réserve 2012
- Comment les hackers vous ciblent sur Facebook
- Kodak : les appareils photo, c’est fini !
- Le Top 10 des menaces qui planent sur votre PC
Banque et finance
- ING Belgique : bénéfice plombé par la dette grecque
- KBC : «Nous rembourserons l’Etat jusqu'au dernier cent !»
- Dexia: pas d’exclusion pour les deux écologistes
- Dexia vs Deutsche Bank : plainte déboutée à New York




patientez s.v.p.

