ArcelorMittal : sa «magie fiscale» refait scandale
jeudi 13 octobre 2011 à 11h26
Le taux d’impôt effectivement réglé par ArcelorMittal chez nous, qui avoisine le zéro absolu, est remis cruellement en lumière par la fermeture de la phase à chaud liégeoise. Retour sur une «magie fiscale» qui continue de faire débat en Belgique.

Lakshmi Mittal, président et CEO d'ArcelorMittal. © Bloomberg

ArcelorMittal occupe deux places dans le Top 20 des «plus gros employeurs qui ne paient pas d’impôts»
Réactions
Et pendant ce temps la droite nous explique que l'on ne put rien faire. En réalité partout dans le monde, elle fait tout pour que l'on ne puisse changer cela. Merci les Tatcher, les Bush, les Reagan et aujourd'hui les républicains, les Berlusconi, les Sarkozy. Tant que que l'on votera pour des partis qui vous donne une cacahuête de réduction d'impôt en sacquant dans tout ce l'état fait pour vous( justice , enseignement, sécurité, etc...), mais ne touche pas à l'argent des haut revenus, rien ne changera.
Oui @Oeil Critique, ces imbéciles de la direction tomberont également dans le même panier mais comme d'habitude, quelles seront les indemnités de départ que recevront ces gros oignons par rapport aux ouvriers ? Pourquoi continuer à donner des aides financières à ces grosses boîtes sachant que dès qu'il n'y aura plus rien à sucer, ils partiront ?
Bof... ce ne sont que des clopinettes à côté de l'imposition nulle des centaines de milliards chaque années représentés par les bénéfices tirés de la vente des produits fabriqués en Asie, vendus en Belgique, qui constituent 80% des achats non-alimentaires... Ce sont les vêtements, l'électroménager, l'électronique, les centaines d'objets dans nos cuisines etc... Le mécanisme est simple: entre le prix d'usine très bas (moins d'un euro, ou quelques euros pour les produits les plus cher) et le prix payé par le client (de 10 à quelques centaines d'euros), il y a une société "écran" basée dans un paradis fiscal qui ponctionne les bénéfices, de manière à vendre le produit à la société Belge à un prix qui couvre les frais, sans plus! Résultat: pas d'impôts en Belgique car pas ou peu de bénéfices, et pas d'impôts "offshore"... Voilà comment il y a des villas de 5 à 40 millions d'Euros qui se vendent sans problème à la côte d'azur... et des voitures de plus de 50.000 euros... Assez curieusement, il semble que ce soit un "tabou" auquel le fisc ne veut pas s'attaquer. C'est pourtant à ce niveau que se passe en toute légalité l'évasion fiscale la plus spectaculaire. A quoi on joue? A emmerder le citoyen facile à presser comme un citron, parce qu’il ne peut pas se sauver à l'étranger???
Je meurs de rire et verse une larme sur le social. Le jour ou on cessera de donner des passe-droit a toutes ces multi-nationales qui nous utilisent comme tremplin financier hors taxes on ne verra plus defiler tous ces requins. La sidérurgie en Belgique c'est définitivement cuit et il ne nous manque plus qu'un milliardaire chinois encore plus poli et prometteur que les autres pour nous faire rire jaune et definitivement terminer la question. Et pendant toutes ces années pas un seul de nos pingouins politicards n'a cru bon de comprendre que la meilleure facon de liquider un concurrent potentiel est de l'investir juste avant de le couler...
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