mercredi 16 mai 2012

«ArcelorMittal Liège cumulait trop de désavantages !»

lundi 17 octobre 2011 à 10h49

«Le site de Liège a un handicap : il nous coûte 50 euros par tonne plus cher que les autres sites d'ArcelorMittal», argumente la direction pour justifier la fermeture – confirmée – de la phase à chaud sur le site liégeois.

Joao da Silva, CEO d’ArcelorMittal Liège.

Joao da Silva, CEO d’ArcelorMittal Liège. © Image Globe/Michel Krakowski

La direction d'ArcelorMittal a confirmé à la presse vendredi, après un conseil d'entreprise extraordinaire tenu dans la matinée, son intention de fermer définitivement la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise.
 
«La reprise du marché n'est pas celle que nous avions prévue, et on n'estime pas de retour de la demande d'acier en Europe avant six ou sept ans, argumente Joao da Silva, CEO d’ArcelorMittal Liège, pour justifier la décision de l'entreprise. Le site de Liège a un handicap : il nous coûte 50 euros par tonne plus cher que les autres sites d'ArcelorMittal.»
 
Joao da Silva souligne également que la concurrence est difficile, en raison des importations : «Il n'y a plus assez de volume dans le marché de la BD Nord pour faire tourner tous les hauts-fourneaux.» Il ajoute que la politique d'arrêt et de redémarrage ne peut pas être appliquée sur le long terme pour des raisons économiques, sociales et techniques : «Les analyses montrent que la phase liquide de Liège est celle qui, au sein de l'Europe du Nord, cumule le plus de désavantages structurels qu'il est impossible de compenser.»
 
La direction précise quelles activités sont concernées par un arrêt : l'agglomération, les hauts-fourneaux d'Ougrée et de Seraing, l'aciérie et les coulées continues de Chertal. Les secteurs de la cokerie, de l'énergie et les départements supports impactés devront être adaptés.
 
ArcelorMittal compte supprimer 581 postes, qui concernent 220 ouvriers et 361 ouvriers. «Mais nous voulons éviter tout licenciement sec, insiste la direction. Nous voulons entamer les discussions avec le conseil d'entreprise dans les plus brefs délais pour examiner les mesures d'accompagnement à mettre en place pour limiter les impacts sociaux.»
 
Trends.be, avec Belga

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