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lundi 13 février 2012

Fortisgate : «blanchis», Reynders et Leterme en appellent à la justice

vendredi 16 octobre 2009 à 10h28

Fortisgate : «blanchis», Reynders et Leterme en appellent à la justice

Fortisgate : «blanchis», Reynders et Leterme en appellent à la justice

Didier Reynders s'est dit «sidéré» et «choqué» à la lecture du [scénario dont a fait état La Libre Belgique sur de présumés contacts] entre magistrats, représentants de la finance, voire députés dans l'affaire judiciaire Fortis.

La Libre revenait notamment jeudi sur les nombreux contacts qui ont eu lieu durant cette période entre le magistrat Paul Blondeel et le député SP.a Dirk Van der Maelen, qui a siégé dans la commission d'enquête parlementaire Fortis. Selon ce dernier, l'unique objectif de ces contacts était de «torpiller Didier Reynders».

«On a placé des attaques personnelles à mon égard avant l'avenir du pays, c'est très choquant», a indiqué vendredi Didier Reynders sur les ondes de Bel RTL. Le vice-Premier ministre, ministre des Finances et président du MR a également jugé «lamentable» que certains se soient attachés à tout se permettre pour faire échouer une opération à l'heure où il tentait de sauver l'épargne en Belgique.

Yves Leterme estime vendredi, dans un entretien à la même Libre Belgique, que [«c'est un devoir de faire toute la vérité et d'aller jusqu'au bout de l'enquête»] sur le Fortisgate. Selon l'ex-Premier ministre, «tombé» à cause de cette affaire de fuites supposées du judiciaire vers le politique (et de pressions supposées en sens inverse), chacun doit prendre ses responsabilités.

«Jusqu'à aujourd'hui, seuls les politiques ont assumé leurs responsabilités et pour des choses qui sont tout à fait marginales. Et encore, il n'y a que certains responsables politiques qui ont assumé, parce qu'on voit que d'autres responsables ont aussi passé pas mal d'appels téléphoniques...»

L'actuel ministre des Affaires étrangères estime qu'à l'époque de sa démission, le Parlement n'a pas eu le sang-froid ni le contrôle nécessaires pour véritablement évaluer la situation, et que la commission d'enquête parlementaire sur Fortis s'est «complètement plantée». Il affirme cependant avoir tourné la page et tente de ne pas mêler ses sentiments personnels aux faits objectifs, malgré les regrets.

Yves Leterme répète sa confiance dans Henri Heimans, qui mène l'instruction, et les enquêteurs. «Mais il faudra vraiment que leur enquête aboutisse et qu'on y donne une suite pour que je retrouve confiance en la justice dans ce pays. J'espère que la lumière sera faite.»

L'enquête sur les fuites dans l'arrêt Fortis est clôturée : selon ses conclusions, il n'y a pas de preuve d'influence politique dans le dossier, écrivent les quotidiens du groupe Corelio, De Standaard et Het Nieuwsblad, qui précisent qu'Yves Leterme et Jo Vandeurzen sont «blanchis».

Les trois seuls inculpés au terme de l'instruction menée par le conseiller Heimans sont Christian Van Buggenhout (l'avocat de l'Etat belge), la juge Christine Schurmans et Ivan Vergoustraete (président de la cour de cassation).

Il n'y a en revanche pas d'indications selon lesquelles l'ex-Premier ministre Yves Leterme, l'ex-ministre de la Justice Jo Vandeurzen et le ministre des Finances Didier Reynders auraient tenté d'influencer ou faire changer l'arrêt de la cour d'appel défavorable à l'Etat dans l'affaire Fortis.

Trends.be, avec Belga

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