Accord wallon sur le photovoltaïque - Réactions prudentes sur l'accord du gouvernement wallon

21/03/13 à 19:52 - Mise à jour à 19:52

Source: Trends-Tendances

(Belga) L'accord du gouvernement wallon sur le photovoltaïque "soulage" Edora, la Fédération des énergies renouvelables, et la Cwape, la Commission wallonne pour l'Énergie. Le secteur souligne néanmoins que ses modalités ne sont pas encore définies.

Accord wallon sur le photovoltaïque - Réactions prudentes sur l'accord du gouvernement wallon

Le gouvernement wallon s'est accordé jeudi sur le soutien public au photovoltaïque, qui garantit notamment aux détenteurs de panneaux photovoltaïques un prix minimum pour le certificat vert à 65 euros jusqu'au remboursement à 100% de l'installation ou du prêt contracté dans le cadre de l'investissement. Le gouvernement n'a donc pas retenu la possibilité, évoquée par la presse, d'une réduction du prix minimum de 65 à 40 euros. "Nous sommes soulagés d'avoir été entendus", indique Noémie Laumont, secrétaire générale d'Edora, à l'agence Belga. "C'est une fausse bonne nouvelle car c'était la pire décision que le gouvernement pouvait prendre. Pour le reste, nous n'avons pas encore d'informations, notamment sur le rendement 'non spéculatif' mais supérieur à ceux pratiqués sur les marchés financiers que l'accord évoque." La Cwape souligne de son côté que cet accord n'aura aucun impact à court-terme. "Nous ne sommes qu'au début du processus", insiste Olivier Squilbin, son directeur. "Il n'y donc pas de raison de paniquer et de se ruer à la Cwape dès demain." Plusieurs entreprises du secteur des énergies renouvelables remarquent d'ailleurs que la réduction du prix minimum pour le certificat vert constituait un "mauvais signal". "Le gouvernement serait revenu sur sa parole", analyse Pierre Verhoogen, CEO d'Elsingor, pourtant ardent défenseur de la suppression des incitants et des aides au photovoltaïque. "Cela doit se faire progressivement. Trop de personnes ont voulu gagner de l'argent rapidement sans connaître les techniques du métier. Ces subsides étaient une bonne chose pour démarrer la filière, il faut maintenant en sortir." (DDM)

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