Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

22/07/10 à 12:10 - Mise à jour à 12:10

23 juillet : les véritables enjeux des "stress tests"

Demain, c'est le 23 juillet. Pour vous et moi, à moins que ce ne soit le jour de votre anniversaire, c'est sans doute un jour comme les autres Pas pour les banques...

Demain, c'est le 23 juillet. Pour vous et moi, à moins que ce ne soit le jour de votre anniversaire, c'est sans doute un jour comme les autres Pas pour les banques. Le 23 juillet est le jour le plus important de l'année pour ce secteur, car c'est en principe demain que seront dévoilés les résultats des tests de résistance de 91 établissements bancaires européens. On saura donc si les banques ont passé haut la main ces stress tests.

L'idée derrière ces tests est d'abord de rassurer les marchés financiers sur la solidité des banques européennes, d'éviter que les actions bancaires soient mises sous pression par des ventes d'actions intempestives. Pour retrouver la confiance des marchés financiers, l'Europe a donc décidé de soumettre 91 banques à des tests de résistance.

Résistance à quoi ? Par exemple, au fait que la croissance économique chute brutalement à - 3 %, ou qu'une entreprise de grande taille fasse faillite. Bref, connaître la capacité de résistance des établissements bancaires à des conditions extrêmes, notamment face à une dépréciation des obligations grecques ou espagnoles que la banque aurait en portefeuille.

Voilà pour la philosophie de ces tests. Pour la pratique, sauf surprise énorme, tous les experts s'attendent à ce que la plupart des banques européennes passent haut la main cet examen et à ce que les marchés financiers poussent un "ouf" de soulagement après cet exercice de transparence. C'est ce que chacun espère... Au pire, si certaines banques s'en tirent moins bien que d'autres, cela permettra aux marchés financiers de différencier les bonnes institutions des moins bonnes, alors qu'elles sont toutes mises, aujourd'hui, dans le même panier.

Ce pas énorme devrait également rassurer les gouvernements, qui n'ont plus beaucoup d'argent en stock pour venir à la rescousse d'un établissement en danger.

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